lundi 19 mars 2012

I'm shipping up to Boston

Boooonjour bonjour !

Voila, je suis aux Etats-Unis depuis 7 mois maintenant, il me reste à peu près 3 mois et demi avant de rentrer à ma maisoooon. Je touche donc du bout du doigt la fin de cette année.
J'ai quand même fait pas mal de choses au cours de ce dernier mois dont mon tant attendu week-end à Boston.

Le 24 février à 7h, départ pour l'aéroport de Charlotte (3h de route) avec les autres participants au voyage de mon lycée. Une fois arrivés à l'aéroport aux alentours de 10h, on nous informe qu'il y a beaucoup de vent à Boston et toute la pointe nord est des États-Unis et qu'il est possible d'avoir du retard. Bon, fait marrant, nous avions une correspondance à l'aéroport de Detroit dans le Michigan, qui nous déviait déjà d'environ 3h au nord ouest de Boston (c'était un plan plutôt malin, vous en conviendrez...).
A midi, alors que nous étions censés décoller à 12h45, on nous annonce que l'avion qui vient de Detroit a un problème technique et qu'il doit faire demi-tour, changer des avions, puis revenir à l'aéroport de Charlotte. D'accoooord... Le temps passe, on essaye de trouver une nouvelle correspondance par toutes les villes possibles et imaginables du centre est des États-Unis, aller à Atlanta... Bon, que des plans foireux. Finalement, vers 16h30, notre avion pour Detroit arrive, et on décolle vers 17h.
AAAAAH... 7h dans un aeroport à attendre, wouah, je me suis presque sentie comme chez moi à prendre un train avec la SNCF ! ça fait plaisir de se sentir à la maison ! (pam pam pala... ♥)
Ah ouais bon c'pas tout ça, mais on a trouvé qu'un avion pour aller à Detroit, pour l'instant...
Bonne nouvelle : aucun n'avion ne peut atterrir à Boston ce soir là, il faudra partir dans la matinée et on est pas sûr à 100% de pouvoir tous prendre le même avion. ... et là je me sens un peu mal pour la SNCF, car oui... il y a meilleur qu'eux, la compagnie aérienne américaine Delta bat tous leurs recors de retard, de prise en charge de la clientèle, de coordination et de compréhension.
A l'aéroport de Detroit vers 21h, il faut donc s'adresser au service clientèle pour trouver un hôtel pour nous tous (24 élèves + 3 adultes) dans l'inconnue Detroit, payé par Delta en dédommagement (aaaah, ça me fait me sentir vachement mieux, c'est pas comme si on aurait dû être à Boston il y a 3heures...).
TROIS HEURES PLUS TARD, on à un hôtel, on prend un bus, on se tire.
Ma chambre a une jolie vue sur un parking de camions, et je dors dans la même chambre qu'une fille qui a 17 ans a peur du noir. BIEN. T'façon au point où on en est. Ouais bon, y a aussi les toilettes qui ont débordé le matin à 7h et ont inondé la chambre et salle de bain, à moi donc de trouver un autre endroit sec pour m'habiller.
De retour à l'aéroport, on décolle, vers 13h on pose enfin le pied à Boston. AAAAAAALLELUIA !

Après une soirée et matinée de visites ratées, c'est place à l'improvisation. Une fois les bagages larguées à l'hôtel (qui se verra coupé de courant dans la soirée et m'obligera à changer de chambre) on commence la visite d'un vieux bateau de guerre puis nous prenons un bateau pour traverser la baie et arriver directement au centre ville, nous dirigeant vers le quartier d'Harvard (par le métro, aaaaaah, çe me manquait).
Il était prévu dans le programme d'enter dans le campus d'Harvard le lundi et même y manger avant de repartir pour la Caroline. Bon, grâce aux fantastiques compagnies aériennes, ça ne s'est pas avéré possible, mais nous avons quand même eu un petit aperçu de l'université avec la fantastique occasion de se faire dévisager par des geeks qui devaient certainement se croire, et savoir que leur QI était sûrement deux fois plus élevé que le groupe de lycéen débilou qui sautait sur les grilles du campus en criant des "MOI AUSSI J'AI INVENTE FACEBOOK !" ou "MARK ZUCKERBEEEEEEEERG". Embarassée.
Le programme du soir était donc d'aller voir le dernier match de hockey d'Harvard, qui se déroulait non loin du campus dans la salle de hockey perso de l'université.
Quand je dis "non loin" le terme s'est en fait modifié par les 10 minutes à marcher dans le froid glacial de Boston tournant dans les -5°, à ceci ajoutez -20° avec le vent soufflant en permanence.
Le hockey ? oui c'est... surprenant. Un chouette sport, qui mélange hockey pur, et boxe, par les innombrables fist fights au cours du match entre deux ou trois... ou toute une équipe qui se foutent sur la gueule parce-qu'un ou l'autre l'a poussé contre la vitre. Ce qui était, de mon point de vue amateur, la règle... (sont fous ces Américains...). Enfin ! pas si distingués ces étudiants d'Harvard hein ! Ils ont quand même gagné, et en plus ils vendaient des hot dogs à 10$, salauds de riches.
Après le match, puisqu'on est un groupe de feignasses, on appel des taxis, conduits par, je peux l'affirmer, les personnes les plus hostiles de la Terre. ET NON J'AI PAS ENVIE DE DONNER DE POURBOIRE !!



Centre ville

Harvard en rouge et blanc


Le dimanche le programme était consacré à la visite du musée des sciences de Boston, avec pleins de chouettes reconstitutions de dinosaures, un film 3D sur l'Alaska qui m'a fait pleurer (comme tous les films sur l'Alaska), un magasin de souvenirs avec des chouettes peluches... (nooooon, je ne me suis pas acheté de peluche baleine... (♥)(ni de bague moustache)), une cafeteria sans Sweet tea comme tous les endroits de restauration pour le moment visités (malédiction...), enfin c'était bien.
Le reste de la journée on a passé notre temps à divaguer un peu n'importe où de petits coins historiques à d'autres, dans le centre, à voir des églises bizarres de religions et groupes bizarres...
Pas mal de gens ici m'avaient dit que Boston ressemblait pas mal à Boston, et que quand tu en avais vu une tu voyais l'autre. Je sais pas si c'est totalement vrai, mais j'ai vu cette architecture de la Nouvelle Angleterre et des toutes premières colonies avec ces bâtiments de briques rouges, quelques buildings et le centre "business" des très grandes villes Américaines, une petite Italie, chinatown... et comme un peu partout en dehors du sud, les gens en ont un peu plus rien à foutre de toi.
J'ai été surprise également par des rues du centre très souvent vides durant tout le week-end, un métro très peu développé avec un nombre très limité d'utilisateurs... Où sont les GENS ?!
Dimanche soir, nous nous rendons dans un restaurant plutôt chic-chouette qui s'appelle Legal Sea Food et qu'on peut trouver dans quelques villes de la côte Est, où on trouve de suuuucculents fruits de mer tout frais pêchés (qui coûtent une tonne aussi) avec ambiance louuuunge.
Etant donné que j'étais une éternelle frustrée du manque de fruits de mer à mon repas de noël c'est année, j'ai sans surprise commandé une douzaine d'huitres et du saumon. La plupart des gens de ma classe n'avaient jamais mangé d'huitre, et j'ai senti un regard insistant des 10 personnes de ma table, prenant note et observant dans tous les détails la façon dont je mangeais cette chose qu'ils trouvaient repoussante, appelée Huitre.
EH BAH C'ETAIT BON. J'en ai même pris des photos... ♥ (ça change des huitres en pots qui trempent dans des conservateurs dégueux que ma seconde mère d'accueil m'avait acheté et que je n'ai jamais mangé...).
C'était, par la même occasion, le restaurant qui ressemblait le plus à vrai restaurant comme on trouve en France auquel je suis allée depuis le début de l'année. Avec des vrais présentations, des serveurs qui ressemblent à des serveurs, une table classe sans vieux pots de moutarde et mayonnaise dégoutantes, sans un serveur qui vient toutes les 5 minutes à ta table pour te remettre à boire ou te demander si tu veux quelque chose (oui, ça m'énerve de toujours avoir quelqu'un autour de moi quand je mange), et j'en suis sortie bien pleine :D




L'endroit le plus bizarre pour mettre une église
(ou un building ?)

PS : si vous regardez de près, vous
verrez qu'une des statues dorées est
une licorne (chouette comme mascotte !)


Les nhuiiiiitres
Le lundi, c'était mission rien à foutre, et une fois sortis de l'hôtel vers les 10h, nous sommes allés faire ce qu'ils appellent "duck tour", qui en fait un bus qui fait aussi bâteau. Alors tout le monde trouve ça super parce-qu'on roule pendant 3 minutes et après on rentre dans l'eau et ça fait "SPLASH", après on navigue dans la baie à une vitesse moyenne de 5km/h et on voit des trucs.
Bon, même si c'était lent, c'était une bonne occasion de voir les quartiers que nous avions ratés pendant notre séjour, comme la partie Irlandaise de Boston. Boston possède la plus grosse communauté à descendance Irlandaise des États-Unis (et du monde par la même occasion), dont la plupart sont arrivés à cause de la famine au XIXe siècle et représentent 16% de la population de la ville. C'est un quartier en moyenne beaucoup plus pauvre que le reste de Boston, et qui m'a un peu excitée étant donné que nous sommes passés à côté d'endroits où ont été tournées des scènes des Infiltrés ♥
Très proche du quartier Irlandais se trouve un quartier très pauvre qui cette fois regroupe la plus grosse population de cambrioleurs/braqueurs des États-Unis et qui cette fois était la scène principale pour le film The Town, pour les connaisseurs. (Et non, je ne suis pas allée à Boston JUSTE pour les scènes de tournages de films de Scorsese et Ben Afleck...)
Après ce petit tour en bateau, nous sommes passés par, à priori, un petit restaurant très sympathique, dans lequel la serveuse à très gentiement ajouté à notre note 10% de taxe et 10% de pourboire sur notre note (ce qui a changé mon 19$ en 26$, ça fait toujours plaisir) il était temps de retourner là où nous avions eu le plus de fun de tout notre week-end : l'aéroport. Le passage par l'aéroport n'était pas aussi terrible que celui de l'aller, il n'y a eu qu'une heure de retard, parce-qu'il manquait 4 places dans l'avion pour notre groupe, et parce-qu'une hôtesse s'est acharnée sur deux des élèves en insistant qu'elle devait enregistrer leur bagage à main, les envoyer à Charlotte au lieu d'Atlanta où nous atterrissions, et qu'ils devaient payer un extra de 50$ pour les faire acheminer à Atlanta, tout ça sans jamais vérifier si oui ou non il y avait de la place dans les placards à bagage dans l'avion. ... ça ne nécessite par vraiment de commentaire, en fait.
Et ça faisait déjà un ou deux jours qu'on en avait marre de pas boire de sweet tea dans les restaurants et qu'on se foute de nous à cause de notre accent du sud et de mots que les Bostoniens comprenaient que dalle.
Et c'est ainsi que s'acheva, (avec la chance) mon tout de même chouette et apprécié voyage à Boston :)


Bien, après ce chouette voyage, j'ai enchainé le week-end suivant une autre petite excursion dans le Tennessee où j'étais déjà  allé auparavant, mais cette fois avec tous mes coupains du rotary, dans une ville qui s'appelle Pigeon Forge.
Je savais pas vraiment à quoi m'attendre, mais après avoir entendu des définitions comme "piège à touriste", "country", "Dolly Parton", "...spéciale", j'ai commencé à avoir quelques soupçons et une peur grandissante de l'endroit dans lequel on m'emmenait pour deux jours.
Et je peux avec certitude dire que Pigeon Forge est la ville la plus cheloue que j'ai visité de tous mes voyages à l'étranger...
En fait, je sais même pas pourquoi on appelle ça une ville. Pigeon Forge, c'est Las Vegas version Country.
On ne trouve à Piegon Forge que des magasins de souvenirs, attractions en tout genres (j'ai bien dit en tout genres...) des tatoueurs peu recommandables et églises à la Las Vegas pour se marier déguisé en cowboy ou dinosaure... ouais non j'déconne. Pas en dinosaure.
Tu trouves aussi des salles de diner spectacles un peu bizarres avec des concerts de cabarets de country avec des chevaux, des trucs d'indiens... et dans mon cas celui auquel je suis allé, appartenant à Dolly Parton, un diner spectacle sur EN GROS, l'expansion vers l'Ouest des Etats-Unis. Y avait des gens déguisés en Indiens qui dansent et font des Pow Wow, et mon haut point émotionnel du spectacle, des bisons. Chut, on juge pas, j'aime juste beaucoup les vaches et les buffalos c'est les plus chouettes de tous et j'en avais jamais vu T_T
J'ai pas de photo du spectacle en lui même parce-que c'était interdit et que oui, parfois je respecte la loi, mais le diner était aussi dans le thème du spectacle, c'est à dire pot de concombres en guise de verre et débrouille toi pour manger ton poulet entier avec les doigts (sans serviette). Mais y avait du sweet tea à volonté, donc j'ai pas trop bronché... m'voyeeez.
Experience très... enrichissante (?) donc. AH !!! J'ai aussi oublié de parler de la course de porcelets ! Je dois avouer qu'ils savent comment s'amuser dans le Tennessee.
On a aussi fait un tour dans une sorte de mini parc d'attractions scientifiques qui s'appelle Wonderworks, et où on peut tester des trucs assez cools comme euuuh... mettre ta main dans un bassin d'eau à la température de l'eau lors du naufrage du Titanic, ou tester la sensation d'un tremblement de terre de force 8...
Pas mal de fun à Pigeon Forge quoi. Les gens de ma chambre ont aussi cassé mon lit pour la dernière nuit me forçant à dormir par terre donc c'était je pense un gros plus du week-end :D ♥

Un concert de country... : CHOUETTE !
Je me suis fait prise en flag en train de chanter avec le groupe
les paroles de Sweet Home Alabama. Et QUOI ?
The spirit of the South est en moi ! :O


Matt et Dolly... une longue histoire d'amour.


La Thaïlande et le Brésil sont au top de la joie !


Un google map géant... L'idée idéale (ou plus désastreuse ?)
pour un groupe d'étudiants d'échange qui veulent tous
montrer aux autres où ils habitent.
Là si je ne m'abuse, vous êtes en Turquie. Et moi j'ai fait la gueule
parce-que j'ai jamais pu trouver exactement ma maison et on arrêtait
pas de me demander ? "t'habites à la montagne ?"

Je devais avoir beaucoup de choses à dire et d'inspiration ce soir parce-que cet article commence à se faire plutôt long.
En tout cas en revenant du Tennessee j'ai emménagé chez ma 3ème famille. Ils sont très chouettes, ma mère d'accueil et Russe et du coup je mange pleins de choses bizarres et j'entends du russe tous les jours. Hé, c'est bon je gère maintenant. Je sais dire "da" avec un bon accent :D Respect siouplait !
Ils ont un berger allemand aussi. Voila.
Prochaine sortie à Atlanta dans deux-trois semaines je crois, il ne me reste plus qu'une quarantaine de jours, et je m'approche de plus en plus de mon voyage de la mort qui tue dans l'ouest des États-Unis pour faire la routarde dans les déserts, chasser du bison, et arpenter la route 66 en bottes de cuir.
Bon avant ça le dernier week-end d'avril j'ai mon bal de promo, je risque donc de retarder mon prochain article jusque là.
Pour tous ceux qui ont hâte de me voir en talons et robes de princesse, vous feriez mieux de surveiller ce blog...

Bon, et juste pour le plaisir...


lundi 6 février 2012

While the bears are still asleep...


Bon, comme prévu, j'écris bien cet article 2 mois après le précèdent... (procrastination quand tu nous tiens), si il fera 10 mètres de long ? ça c'est toujours la petite surprise, héhé.
En attendant, bah moi, j'ai fait Noël. Comme à peu près tout le monde, en effet.
Ma famille m'a offert tooooooout pleins de cadeaux, dont la moitié que je ne serai probablement pas capable de ramenée, dont un set d'une carte géante de Paris comme dessiné au XVIIIème siècle... Oui. Bon, c'est un chouette cadeau, mais je suis pas sûre que ce soit un élément très pratique à transporter, en fait. Tout comme mes toiles et mon set de peinture acrylique de luxe qui prend la moitié d'une valise.
Mais c'était un chouette Noël, même si j'ai jamais passé autant de temps à déchirer du papier cadeau, et même si j'ai énormément manqué saumon, huitres, et autres moules et ribambelles de crustacés et trucs bons à manger donc je suis séparée depuis presque 6 mois. Pour me consoler j'ai fait une petite quarantaine de crêpes le lendemain, et ça a fait du bien au ventrounet !

Après Noël, je suis partie une troisième fois en Floride. Je me prends pour une pro de la Floride maintenant. Bref, un joli trajet de 12 heures dans le bus de tournée digne de Johnny Halliday que possèdent mes parents d'accueil, durant lesquelles je me suis obstinée à dormir. Oh bah tiens ! ça passe vite en fait 12 heures...
Arrivée en Floride : 30°C, temps magique, ça sent l'palmier partout, t'es pas encore allé à la plage et pourtant tu as du sable dans les chaussures, tu manges des fruits que tu ne peux trouver que la-bas et qui ne servent à rien mais sont jolis... bref, la vie quoi.
Bon, il se trouve que je suis restée la plupart du temps chez des gens, qui étaient en fait la famille de mon père d'accueil, qui vient de Floride, comme à peu près 3/4 de la population de mon coin.
J'étais en fait à environ une demie heure de Tampa, dans une ville qui s'appelle Sarasota. Comme à peu près toutes les villes de la côte de la Floride, la ville à a peine 70 ans, et on sent que tout est très... artificiel.
On trouve aussi cet étrange mélange de culture que l'on pourrait plutôt considérer comme opposé, avec cette forte influence latino, et pourtant ce côté extrêmement chic de luxe qui fait penser aux ambiances de Cannes et St Tropez, et qui malgré l'architecture, n'est pas franchement peuplée de latinos.
Tampa par contre évoque quelque chose de totalement différent. Avec ses 300 000 habitants contre les 50 000 de Sarasota, c'est une ambiance totalement différente.
Tout en restant une ville relativement neuve, Tampa a beaucoup plus d'authenticité, est dotée d'une diversité visible, est une ville très apaisante est semble assez paisible et agréable à vivre, avec une population qui semble dans l'ensemble humble, même pour la partie aisée.
Une ville très sympathique à mon goût, mais qui à nouveau manque de cette petite touche si important qu'on appelle "histoire". Mais c'était sans surprise que cette ville aussi manquait ce que tant de villes Américaines manquent, à part jusqu'à ce jour à Asheville, que j'avais déjà décrit comme une des villes les plus anciennes du Sud des États-Unis, avec un tempérament et une identité très forte.
Mais c'est sans doute, et je l'espère, un problème auquel je pourrai remédier durant mon voyage à Boston à la fin du mois.

Bon, et qui dit Floride, plage, eaux tropicales... dit aussi animaux marins. J'avais raconté l'histoire des dauphins durant mon second voyage en Floride en novembre.
Cette fois ci j'ai fait la rencontre de... lamantins.
Bon, pas en liberté, non. Ces gros mammifères marins sont en voie de disparition, et bien que leur population remonte progressivement d'année en année, on n'en compte plus que 3000 sur Terre, leur disparition surtout dû au refroidissement des eaux et aux bateaux qui menacent ces gros herbivores beaucoup trop lents pour les éviter et se font heurter ou lacérer par les ailes des moteurs.
J'ai donc eu l'occasion de rencontrer deux tout-mignons spécimens dans un centre marin qui sauve des mammifères marins blessés trouvés sur la côte de Tampa pour les relâcher dans la nature dans rétablis.
Ouais bon, j'avais vu un documentaire sur les lamantins il y a quelques années sur notre très chère Arte et les supers documentaires du flex, et j'avais déjà pleuré en apprenant que ces ventres à nageoires se faisant rentrer dedans par des vieux bourges d'Américains qui voulaient craner avec leur tout nouveau yacht en allant beaucoup trop vite et qui réduisaient de centaines la population d'un des animaux marins les plus cools du monde.
DONC, vous pouvez à peu près imaginer ce que ça m'a fait quand j'ai vu 2x1000kg de végétarien en train de manger de la salade avec leurs grosses truffes trop-mignonnes (j'ai l'impression de beaucoup pleurer cette année).
Et ce fût un terrible arrachement de les quitter, MAIS, je suis repartie avec une peluche, alors ça allait :D
Pour finir le séjour, j'ai passé le nouvel an sur le port de Sarasota, où un chouette feu d'artifice était organisé. Bon, je dois dire qu'il n'y avait rien de super extraordinaire, j'ai mangé dans un restaurant italien avec un plat à 10 euros (wouhoooouu tant d’excentricités !) ça a duré une heure, pas de café pas de dessert (ces Américains ne savent vraiment pas ce qu'aller au restaurant ou "grandes occasions" veut dire) et puis nous sommes rapidement partis voir le feu d'artifice, puis rapidement revenus à notre bus pour dormir et "HIT THE ROAD" en Caroline du Nord.
Un chouette semaine tout de même.













Voilà, depuis mon voyage en Floride, j'ai pas fait grand chose, j'ai repris les cours, avec un nouveau emploi du temps, dont psychologie qui me permet de regarder des épisodes de X-Files une ou deux fois par semaine, grâce à mon prof qui à la base enseigne l'histoire, et qui prend le côté éducatif des réactions psychologiques face au paranormal très au sérieux. Et qui suis-je pour me plaindre de regarder X-Files en cours au nom de la psychologie ?
Et également "cuisine et nutrition" où.... on fait de la cuisine, parfois, on dort, et pis... on mange, donc.

J'ai aussi fait du snowboard pour la première fois sur de la... fausse neige, mais peut importe, c'était cool. J'ai failli tuer quelqu'un en lui rentrant dedans à 50kms, alors que j'étais en totale maitrise de mon engin. En effet, à une dizaine de mètres de ce pauvre homme, je savais très bien que la collision serait inévitable, et ma seule parade fût de crier : "I'M SORRY !!! SORRY SORRY SORRY !!".
Bon, après ça, j'ai arrêté le snowboard. Jusqu'à la prochaine fois.





Je pars donc à Boston le 24 février, et je sais toujours pas trop bien ce qu'il se passe après, je vais peut-être à Las Vegas, peut-être à Atlanta, peut-être à New York, peut-être en Floride, en bref, je vais où on me dit d'aller.

C'est tout pour le moment les coupains.

Papa, Maman, heureux ?

samedi 24 décembre 2011

Oh, what fun...

Et une fois de plus j'ai repoussé, et repoussé, et me voilà à 4 mois 1/2, et le compte à rebours continue.
Comme à chaque nouvel article, ce que j'ai raconté dans le présent me semble s'être déroulé il y a une éternité.
Il faut dire qu'en un mois et demi, après avoir vu 4 nouveaux états, voyagé des heures et des heures, rencontré des dizaines de nouvelles personnes, voyagé encore un peu, terminé un semestre de cours... un mois me semble être l'équivalent de 4.

Je vous laissais sur mon dernier article à une semaine de thanksgiving.
Bon, bah je suis repartie en Floride.
En 8 heures de route, j'ai traversé Atlanta, qui se réveillait sous un épais brouillard, ses buildings disparaissant dans la brume. J'ai traversé cette ville plus de 6 fois, et à chaque fois je suis hypnotisée par ce... gigantesque.
Et je me rappelle mon arrivée aux États-Unis, et ces mêmes buildings qui furent ma première vision de ce pays, du grand, du trop, du magnifique aussi. Et je commence à me dire que découvrir pour la première un pays comme je l'ai découvert, ce serait pour des Américains comme découvrir l'Europe pour la première fois en passant en dessous de la tour Eiffel, "Stunning".
Après Atlanta et un bon quart de la Georgie, je suis passée dans l'Alabama. Ce qui m'a évoquée une certaine chanson pendant les 5 heures de route dans l'état qui ont suivies... : http://www.youtube.com/watch?v=gLQrbo_i2Zw ouais, j'ai pas choisi la vidéo sur fond de Forrest Gump pour rien, l'Alabama, en vrai, ça ressemble bien à ça (ouais bon, sauf les scènes au Vietnam hein). Pendant 5 heures, j'ai l'impression de revenir dans les années 50-60, et en passant les champs de coton je pouvais même voir des esclaves blacks se casser le dos à ramasser des pelotes.
C'est marrant, parce-que dans l'Alabama, je me suis dit que le Sud des États-Unis étaient vraiment l'endroit où originellement je voulais pas habiter, et pourtant que j'ai toujours voulu voir de mes propres yeux.
Je pense pas avoir l'occasion d'aller dans le Mississippi cette année, mais après avoir déjà vu une bonne petite partie du sud, la Caroline du Nord, Caroline du Sud, Georgie, Alabama, nord de la Floride, je sens vraiment cet esprit très particulier et je sais que je ne pourrais le trouver nulle part ailleurs, et qui est assez indescriptible. En gros, je sens que même si parfois je suis inondée par une mentalité tellement conservatrice que j'ai envie d'en vomir, qu'il y a aussi cette chaleur, et cette joie, et le sourire que les gens te portent, cette tranquillité aussi, et cette sensation que rien a bougé depuis 50 ans, et parfois même on pourrait penser que si on restait ici pour toujours, on pourrait vivre dans une totale paie et insouciance du monde extérieur, et juste vivre tranquille. Bon, ça, ça passe quand on croise une pancarte de Barack Obama avec une tête de singe.

J'ai quand même fini par arriver en Floride, dans la ville de Destin, 40 000 habitants, et des kilomètres de sable blanc, 20°c de plus, eau turquoise, et ciel paradisiaque.
Ma famille et moi étions hébergés chez des amis à eux, qui ont une maison quelque peu... énorme-manignifique-bourgeoise-classy et tout ça.
J'ai commencé mon séjour par un tour en bateau dans le golf du Mexique et l'océan, car on peut aller dans les deux dans ce coin là.
Comme attendu, Destin est une ville montée de toute pièce de même pas 100 ans d'âge dédiée au tourisme.

Des dauphiiiiiiiins


La côte de Destin





Le 23 c'était Thanksgiving. Bon, en vrai, on a rien fait. Y avait de la nourriture, et puis, on a mangé, ça a duré une heure et puis j'ai fait mes valises, je me suis posée une dernière fois sur le ponton en face de la maison pendant une ou deux heures pour profiter du soleil floridien avant de reprendre la route.
Ouais, mon Thanksgiving fût absolument inoubliable... ou pas.
Par contre le jour avant Thanksgiving, je m'essayais au "Yolo Board", une sorte de planche de surf très lourde sur laquelle on peut, debout ou assis, pagayer pour se déplacer sur l'eau, et qui permet de se rendre très facilement sur les bancs de sable (il y n'y avait environ que 1 mètre d'eau sur 200 ou 300 mètres en face de la maison). Au bout de quelques dizaines de minutes, mon nouvel instinct de chasseuse d'animaux mortels (ours, alligators...) je pense repérer deux requins très proches de moi en voyant deux nageoires dorsales, version dents de la mer. Je me vois déjà périr dévorée par un requin tigre me prenant pour une otarie géante sur ma yolo board quand je réalise que ce sont en fait deux dauphins qui s'approchent de moi.
Là je ressens l’adrénaline de la rencontre avec l'ours.
Les dauphins s'aventuraient un peu dans le petit port du voisinage où les gens rangent leurs bateaux, et où se trouve énormément de poissons. Je les ai tranquillement suivis tout en gardant mes distances pour ne pas les gêner et je me suis aperçue que mon frère d'accueil qui lui aussi utilisait une yolo board suivait un autre petit groupe de 3 autres dauphins à mon opposée.
Après un moment les deux que suivais ce sont rapprochés de moi, jusqu'à se trouver à une petite dizaine de mètres de moi, à faire quelques figures, sauter hors de l'eau, et finalement rejoindre l'autre partie de la petite famille.

Donc, avec un truc comme ça, comment serait-ce possible d'être plus marquée par une vulgaire dinde et de la purée ?
Ah, avant ce jour là je suis aussi allé au bord de l'océan. Ouais, je sais pas pourquoi je raconte mes 5 jours de vacances à l'envers, mais vous avez l'essentiel.


L'océan Atlantique

Repas de Thanksgiving



Après mon petit séjour en Floride, je suis retournée en cours, j'ai passé deux jours dans le Kentucky avec le rotary et tout pleins d'autres étudiants d'échange. C'était sympa. J'ai pas vu grand chose du Kentucky, je suis restée tout le week-end dans un hôtel, puisque le Kentucky est en gros l'équivalent de la Bresse française, et à part des vaches, des cheveux, et des poulets (KENTUCKY FRIED CHICKEEEEEEN) y a rien à voir.
Un autre week-end passionnant, en effet, mais j'ai rencontré pleins de chouettes gens que j'ai hâte de revoir.

Après les 4-5h de route retour du Kentucky (c'est le NORD pour moi en fait), j'ai directement changé de famille. Oui, bouhou, j'ai dit au revoir à mes parents que j'aime, et j'ai changé de maison. C'est une chouette maison, ça c'est sûr.
Je suis là depuis trois semaines, je suis vraiment sortie avec eux mardi mercredi à Asheville où j'ai dormi dans un hôtel plutôt immense (et où le gouverneur de la Caroline du Nord a passé la nuit, et que j'ai croisé le matin, normal) et puis ensuite à Atlanta, où ils m'ont acheté deux robes, deux paires de chaussures, m'ont donné environ 70€ d'argent de poche, et ils s'apprêtent à me payer le reste de mon voyage à Boston, qui est en février. Normal.
Nous sommes censé aller à Vegas en février, peut-être New York en mars, et je repars en Floride à Serasota (y a des requiiiiiiiiins), au sud de Tampa juste après Noël. Je vais également VISITER pour de vrai Atlanta juste après mon retour de Floride, et l'aquarium (le plus grand du monde), et le 8 janvier c'est au tour de la visite de Charlotte, la plus grande ville de la Caroline du Nord.

Et oui, c'est Noël demain, mes parents organisent une grande fête ) laquelle au moins 40 personnes s'apprêtent à venir, avec à max de bouffe, et tout ça tout ça. Bon, avant ça je dois aller à l'église. Grrrr.
Et comme ils veulent respecter la tradition, les cadeaux c'est que le matin du 25 (mais euuuuuh).

Un emploi du temps biiiiien chargé, vous vous doutez que mon prochain article sera dans deux mois et qu'il fera 10 mètres de long, avec pleins de photos de villes supers cools.

Joyeux Noël, et vivement 2012.



Noël en Caroline du Nord (joie)

mercredi 16 novembre 2011

Mmh, what was I saying ?

L'affichage de la date "16/11/11" et donc trois mois aux États-Unis m'a rappelé que ça fait... juste un mois que j'ai rien écris, que j'ai fais pleins de trucs, et que je dois sûrement me rappeler de la moitié. Vous allez me dire : "bah dis donc, ça vaut le coup que tu vives aux Etats-Unis toi" ouais bah... Ouais.


J'ai pleins de trucs à dire, pleins de trucs que je vais sûrement mal raconter parce-que ça fait longtemps et que je suis vieille et que je me rappelle jamais de rien (au fait Cyrielle, ton concert ?)

Bon, qu'est-ce que je dois dire du coup... Alors, je vous ai laissez à l'histoire de l'ours c'est ça ?

Ah ouais voilà. Donc quelques jours après l'ours, je suis partie en Floride. Enfn non c'pas le début de l'histoire.
Au début j'ai passé la soirée chez ma seconde famille d'accueil, dans leur maison, enfin manoir, avec mes futurs sœurs et frère d'accueil et futurs faux papa-maman. C'était chouette, j'ai mangé des brownies. Enfin c'est pas le plus important. Non, le plus important c'est que ma future chambre est ROSE, que c'est une chambre de princesse, avec un écran HD au mur (je tiens à confesser que la première chose que j'ai fais en rentrant dans la chambre et en remarquant l'écran était de savoir où je pouvais brancher ma XBOX), du coup j'ai exploré, et j'ai un peu peur. C'était assez sympa de constater que MA salle de pain PERSONNELLE est aussi grande de ma chambre, et que je pourrais mettre 10 personnes dans la douche (si je voulais bien sûr... et j'ai pas dis ça hein). Bon j'ai aussi un cagibi où je pourrais fourrer toutes les affaires que je commence à accumuler.
Bon bref, j'me suis levée (s'en mettre couchée auparavant bien entendu) très tôt, j'ai cru que j'allais mourir de froid, je suis sortie dehors pour atteindre le... le... bus de tournée de rockstar tout en faisant un maximum de bruit pour repousser toute sorte d'ours et de trucs poilus (je rappelle que 4 jours auparavant un ours était sur mon porche) et... il neigeait. Okay, 19 octobre, il est 5h du matin, il neige, je veux me suicider.
Mais nooon ! je pars pour la Floride, QUE NENNI ! je m'en fiche :D
7h de route, je peux pas raconter, j'ai dormi sur le lit royal du bus pendant toute la route, t'façon j'ai juste traversé la Georgie du Nord au Sud = rien. Je me suis levée quand on m'a appelé en disant : "Tu veux des crêpes ?" oh bah oui tiens...
M'enfin, j'arrive pas trop à vous apprendre des trucs aujourd'hui.

BREF, je suis arrivée en Floride, on s'est installé sur le camping, y avait des palmiers et des arbres comme dans Forrest Gump, j'ai fais : "wouah c'est chouette", je suis descendue du bus, j'ai fais un tour, c'était un festival de musique, je suis allé écouter de la musique. Y avait rien à écouté, alors j'ai exploré, j'ai trouvé une rivière, y avait des trucs louches dans l'eau. Je suis retournée au camping, on m'a dit qu'il y avait des alligators, j'ai fais : "wouah c'est chouette" avec un point d'exclamation. La nuit, il faisait froid, j'en ai conclu que les histoires sur la Floride n'étaientt que des mythes, et que je pouvais trouver Dexter qu'à Miami, j'étais un peu déçue, quand même. Le lendemain je suis partie chasser les alligators, c'était marrant, j'avais peur qu'un d'entre eux me saute dessus et me traine dans l'eau comme ils font aux gnous en Afrique, mais j'm'en fichais un peu. J'ai trouvé des traces, j'étais heureuse, je me suis dit qu'après l'ours, j'étais bien capable de pourchasser des alligators et de ramener des preuves de leur existence au campement, ce que j'ai fais.
J'ai un peu écouté de musique, c'était des gens déguisés en Peter Pan qui chantaient des chansons sur des dinosaures et sur le Dieu des chèvres, c'était marrant, mais les alligators encore plus. J'ai traversé une forêt tropicale, c'était également marrant, sauf les insectes géants.
Je me suis fait mal partout, comme toujours, sûrement parce-que j'ai escaladé des trucs et traversé une mini rivière où des alligators sont censés vivre. Après on est reparti, on a fait 7h de route dans l'autre sens, arrivée à la maison, il neigeait pas, j'étais soulagée.
BREF, je suis partie en Floride.






C'est Ali l'alligatoooor

Tornado Riders

Live Oak, FL

La week-end après la Floride, c'était Halloween. Un week-end était organisé par le rotary, avec un match de football américain (niveau universitaire) et une petite soirée entre étudiants d'échanges.
Je voulais être le petit chaperon rouge, et étant donné que j'avais des doutes sur la volonté de mes très chers amis de tous les continents, quel que soit leur nombre, de se déguiser. J'ai donc fais simple, j'ai acheté, enfin non, mes gentils faux papa/maman m'ont acheté une chouette longue cape rouge, et c'était suffisant pour me distinguer comme "déguisée".
Au États-Unis, avant un match de football Américain, les gens se réunissent autour du stade pour manger un peu, se retrouver, bavarder, boire quand tu as plus de 21 ans (non je ne suis pas alcoolique = l'alcool ne me manque pas... ou presque) et ensuite, et seulement ensuite, les gens commencent à rentrer dans le stade.
C'était mon premier match de football Américain, bon, j'me suis fait chier. Les équipes étaient nulles, même les cheerleaders faisaient un peu pitié, c'était triste.
Mais bon, la soirée se déroulait dans une iiiimmeeeeeense maison prêtée par des rotariens riiiiiiiiches sur Asheville.
On s'est goinfré comme des porcs (les joies d'être un étudiant d'échange), on a découpé des citrouilles, on a utilisé le jacuzzi, on a encore bouffé, on a regardé trois films de la saga "Halloween", c'était chiant, on a regardé Jurassic Parc, toujours aussi marrant et puis... y avait une chouette vue aussi. Enfin comme chez tous les gens qui ont de l'argent dans cette région.
Et le lundi d'Halloween, je suis sortie en ville avec ma famille pour récolté quelques sucreries au porte à porte. Il se trouve que la coûtume dans mon ptit coin de montagne est un peu différente : étant donné que l'endroit est trop petit, qu'il est très difficile d'atteindre des maisons, et que se balader à pied la nuit c'est pas le top niveau sécurité/fun dans le coin, il se trouve que la ville ferme tous les ans son centre ville pour 3h la nuit d'Halloween, et permettre aux gens de se balader librement de commerçant en commerçant.
C'était assez marrant, les commerçants prennent l'évènement très à coeur, et les gens de même.
Il se trouve que l'évènement fût déjà proposé un samedi soir, et des bus d'enfants venant d'Atlanta et des villes aux alentours ont envahis la ville. Bon, c'était pas si marrant d'avoir 5000 personnes entassées dans 2-3 rues se partageant les bonbons de 30 commerçants.
Mais dans tous les cas, c'était plutôt amusant.
Mon jack O'Lantern Totoro (qui s'est par la suite fait dévoré
par de sauvages écureuils obèses)
Euuuuh... je sais pas ce qu'il se passe, j'étudie toujours
les règles, mais ce qui est sûr... c'est que... ouais bon.

Je sais que c'est toujours les mêmes montagnes, mais cyé jouli, non?

Bon, encore quelques jours après ça je suis repartie 3 jours dans le Tennessee, sans être prévenue, genre "bon euh, on part dans le Tennessee dans 45 minutes, alors prépare tes affaires" ah, niveau destination surprise j'aurais bien aimé Los Angeles mais je prends quand même.
Bon, y avait pas grand chose, je veux pas être méchante, mais c'est le Tennessee. Je me suis pris une pluie démentielle sur la gueule, c'était chouette, et il faisait beau que le dernier jour, donc j'en ai profité à ce moment là pour faire quelques photos.
NOTE : c'est la deuxième fois que je vais dans un restaurant italien, et je m'indigne de constater que les Américains ne servent nulle part des pâtes à la carbonara. Je crois qu'il faut réagir...
Sinon j'ai vu la Tennessee River. C'est grand.
Moi le Tennessee ça m'a un peu fait penser à la bresse de
la France. Mais y a rien de méchant là dedans...


Le lever de soleil de ma journée de retour avec mon
voyage dans le Tennessee ressemblait à ça, j'ai pensé
que c'était plutôt bon signe.

C'est marrant parce-que j'ai même pas presque pas fini cet article.
Bon, le week-end après le Tennessee, je suis repartie, un peu moins loin tout de même, à Brevard, chez l'étudiante d'échange Japonaise, Erika.
J'ai visité la maison de Carl Sandburg, j'vais pas faire genre connaître ce gars est une évidence, parce-que j'ai visité sa maison juste en sachant que c'était un gars qui a écrivait des poèmes et des biographies sur Lincoln et qu'il était riche, voila.
Il se trouve que cette maison fût laissé par sa femme juste après sa mort à une association pour garder la maison comme lieu historique. Du coup, toutes les affaires et fournitures - ou presque - de la maison n'ont pas bougées depuis la mort de Sandburg, étant donné que sa femme a juste emporté ses affaires personnelles et a laissé tout le reste. Je trouve a plutôt cool. Du coup c'est pas juste la visite de la maison d'un écrivain, mais d'une maison intacte comme on en voyait dans les 50, avec ce style très particulier de l'époque, et d'une déco très marquée par les nouvelles modes de consommations des années 50-60 des États-Unis.


C'est assez marrant parce-que j'ai pris cette photo assez rapidement sans
vraiment lire les articles (on avait pas le droit de toucher aux journaux)
et en regardant un peu plus attentivement mes photos j'ai remarqué
que le journal du bas a en première page De Gaulle.


Après la visite de la maison, petit tour dans le centre de Hendersonville, ville de 40 000 habitants, où y a pas grands choses, à part des ours en papier mâché.

Ma passion pour les ours devient dangereuse.
Le soir, c'était soirée rodéo. Ouais, je sais, RIEZ ! RIEZ autant que vous voulez ! Moi perso quand j'ai su que j'allais à un rodéo j'ai pensé au Secret du Brokeback Mountain, et tout ce qu'implique ce film.
J'ai essayé d'éliminer ces visions bizarres, et on est donc allé au rodéo.
Et ce que je vais vous dire va vous étonner, j'en suis persuadée :
Une soirée rodéo n'est qu'un rassemblement de mâles forts ou de gens pauvres, ou conservateurs républicains, fermiers et autres éleveurs, patriotes et autres gens qui aiment bien les sports d'hommes, des VRAIS. Ou tout ça combiné. A un rodéo, y a pas de blacks, y a pas de latinos, y a pas d'asiats, y a que de vrais bons blancs bien Américains.
Les pubs ? "Defend your rights, with the NRA - National Rifle Association"
ou "Are you a real American ? Do you love your Nation ?"
Ouais bon, j'avais l'impression d'être à un meeting FN, mais version américaine et avec une odeur persistante de bouse.
Y a personne qui ressemblait aux gentils cowboys homos de Brokeback en fait...
Bon, on sort tout le paquet, un énorme "USA" s'enflamme au milieu de la salle, une fille décorée façon Uncle Sam s'élance debout sur un cheval élevant le drapeau de la Nation, alors qu'on commence à lancer l'hymne nationale, et tout le monde se lève, main sur le cœur.
Jour des vétérans, on dit à quel point ces braves hommes on sauvé la Nation, et les droits de ses citoyens.
Du coup après une petite prière de 3 minutes est de mise.
On salue les cowboys, et hop c'est parti.
Bon je dois avouer que le rodéo en lui même est plutôt impressionnant, et les gars qui chevauchent ses bêtes enragées sont assez balèzes.
Chaque cowboy être attribué un certain nombre de points après son set, j'ai pas vraiment compris comme ça marchait, mais ça doit être un mélange du jugement du style et du temps de tenue sur le cheval.
Quand tout le monde est passé, on passe à la seconde épreuve.
Celle nécessite des petites vachettes, ou je dirais même des veaux.
Le cowboy se tient prêt sur sa ligne de départ, le veau attend dans une cage parallèle à celle du cowboy.
On laisse le veau sortir, qui court le plus vite possible, le cowboy à ses trousses, qui doit l'attraper au lasso.
Une fois le lasso au coup, et si le cowboy tient bon sur sa corde, le veau est stoppé net. Le cowboy descend donc de son cheval maitrise l'animal, pour le porter et l'abattre au sol d'environ 1 mètre. Puis le but est de lui attacher trois pattes et de lever les mains une fois finie, espérant ayant été le plus rapide de tous.
Je dois avouer que cette partie était plutôt insupportable à regarder, étant donné que le veau n'a pas de grandes chances d'échapper à la corde, et qu'il doit souffrir énormément, de 1 : par l'étranglement provoqué par le lasso alors qu'il est stoppé net lors d'un sprint et donc tiré violemment en arrière, de 2 : lancé au sol comme un morceau de viande, de 3 : l'attachement des pattes, la corde toujours serrée autour du cou.
A un moment j'ai vraiment cru qu'un des veaux allait mourir d'étranglement et je pouvais entendre certains crier depuis mes gradins, même avec le bruit des milliers de personnes autour.
C'était sympathique. Après ça étonnement le rodéo je trouvais plus ça super cool.
Oh oui qu'est-ce que je suis fière de ... pas être Américaine.


Yeeeeehaaaaah



Et puis du coup l'article le plus long du monde prend fin. La semaine prochaine c'est Thanksgiving = bouffe. Le même week-end je change de famille d'accueil, ensuite il me reste 3 semaines de cours et c'est la fin du semestre (et Noel par la même occasion = bouffe).
Si je suis toujours en vie d'ici là, je vous ferai un ptit coucou.

Ciao ! (Berlusconi)


Oui, je suis comblée par ma vie avec les ours.