samedi 24 décembre 2011

Oh, what fun...

Et une fois de plus j'ai repoussé, et repoussé, et me voilà à 4 mois 1/2, et le compte à rebours continue.
Comme à chaque nouvel article, ce que j'ai raconté dans le présent me semble s'être déroulé il y a une éternité.
Il faut dire qu'en un mois et demi, après avoir vu 4 nouveaux états, voyagé des heures et des heures, rencontré des dizaines de nouvelles personnes, voyagé encore un peu, terminé un semestre de cours... un mois me semble être l'équivalent de 4.

Je vous laissais sur mon dernier article à une semaine de thanksgiving.
Bon, bah je suis repartie en Floride.
En 8 heures de route, j'ai traversé Atlanta, qui se réveillait sous un épais brouillard, ses buildings disparaissant dans la brume. J'ai traversé cette ville plus de 6 fois, et à chaque fois je suis hypnotisée par ce... gigantesque.
Et je me rappelle mon arrivée aux États-Unis, et ces mêmes buildings qui furent ma première vision de ce pays, du grand, du trop, du magnifique aussi. Et je commence à me dire que découvrir pour la première un pays comme je l'ai découvert, ce serait pour des Américains comme découvrir l'Europe pour la première fois en passant en dessous de la tour Eiffel, "Stunning".
Après Atlanta et un bon quart de la Georgie, je suis passée dans l'Alabama. Ce qui m'a évoquée une certaine chanson pendant les 5 heures de route dans l'état qui ont suivies... : http://www.youtube.com/watch?v=gLQrbo_i2Zw ouais, j'ai pas choisi la vidéo sur fond de Forrest Gump pour rien, l'Alabama, en vrai, ça ressemble bien à ça (ouais bon, sauf les scènes au Vietnam hein). Pendant 5 heures, j'ai l'impression de revenir dans les années 50-60, et en passant les champs de coton je pouvais même voir des esclaves blacks se casser le dos à ramasser des pelotes.
C'est marrant, parce-que dans l'Alabama, je me suis dit que le Sud des États-Unis étaient vraiment l'endroit où originellement je voulais pas habiter, et pourtant que j'ai toujours voulu voir de mes propres yeux.
Je pense pas avoir l'occasion d'aller dans le Mississippi cette année, mais après avoir déjà vu une bonne petite partie du sud, la Caroline du Nord, Caroline du Sud, Georgie, Alabama, nord de la Floride, je sens vraiment cet esprit très particulier et je sais que je ne pourrais le trouver nulle part ailleurs, et qui est assez indescriptible. En gros, je sens que même si parfois je suis inondée par une mentalité tellement conservatrice que j'ai envie d'en vomir, qu'il y a aussi cette chaleur, et cette joie, et le sourire que les gens te portent, cette tranquillité aussi, et cette sensation que rien a bougé depuis 50 ans, et parfois même on pourrait penser que si on restait ici pour toujours, on pourrait vivre dans une totale paie et insouciance du monde extérieur, et juste vivre tranquille. Bon, ça, ça passe quand on croise une pancarte de Barack Obama avec une tête de singe.

J'ai quand même fini par arriver en Floride, dans la ville de Destin, 40 000 habitants, et des kilomètres de sable blanc, 20°c de plus, eau turquoise, et ciel paradisiaque.
Ma famille et moi étions hébergés chez des amis à eux, qui ont une maison quelque peu... énorme-manignifique-bourgeoise-classy et tout ça.
J'ai commencé mon séjour par un tour en bateau dans le golf du Mexique et l'océan, car on peut aller dans les deux dans ce coin là.
Comme attendu, Destin est une ville montée de toute pièce de même pas 100 ans d'âge dédiée au tourisme.

Des dauphiiiiiiiins


La côte de Destin





Le 23 c'était Thanksgiving. Bon, en vrai, on a rien fait. Y avait de la nourriture, et puis, on a mangé, ça a duré une heure et puis j'ai fait mes valises, je me suis posée une dernière fois sur le ponton en face de la maison pendant une ou deux heures pour profiter du soleil floridien avant de reprendre la route.
Ouais, mon Thanksgiving fût absolument inoubliable... ou pas.
Par contre le jour avant Thanksgiving, je m'essayais au "Yolo Board", une sorte de planche de surf très lourde sur laquelle on peut, debout ou assis, pagayer pour se déplacer sur l'eau, et qui permet de se rendre très facilement sur les bancs de sable (il y n'y avait environ que 1 mètre d'eau sur 200 ou 300 mètres en face de la maison). Au bout de quelques dizaines de minutes, mon nouvel instinct de chasseuse d'animaux mortels (ours, alligators...) je pense repérer deux requins très proches de moi en voyant deux nageoires dorsales, version dents de la mer. Je me vois déjà périr dévorée par un requin tigre me prenant pour une otarie géante sur ma yolo board quand je réalise que ce sont en fait deux dauphins qui s'approchent de moi.
Là je ressens l’adrénaline de la rencontre avec l'ours.
Les dauphins s'aventuraient un peu dans le petit port du voisinage où les gens rangent leurs bateaux, et où se trouve énormément de poissons. Je les ai tranquillement suivis tout en gardant mes distances pour ne pas les gêner et je me suis aperçue que mon frère d'accueil qui lui aussi utilisait une yolo board suivait un autre petit groupe de 3 autres dauphins à mon opposée.
Après un moment les deux que suivais ce sont rapprochés de moi, jusqu'à se trouver à une petite dizaine de mètres de moi, à faire quelques figures, sauter hors de l'eau, et finalement rejoindre l'autre partie de la petite famille.

Donc, avec un truc comme ça, comment serait-ce possible d'être plus marquée par une vulgaire dinde et de la purée ?
Ah, avant ce jour là je suis aussi allé au bord de l'océan. Ouais, je sais pas pourquoi je raconte mes 5 jours de vacances à l'envers, mais vous avez l'essentiel.


L'océan Atlantique

Repas de Thanksgiving



Après mon petit séjour en Floride, je suis retournée en cours, j'ai passé deux jours dans le Kentucky avec le rotary et tout pleins d'autres étudiants d'échange. C'était sympa. J'ai pas vu grand chose du Kentucky, je suis restée tout le week-end dans un hôtel, puisque le Kentucky est en gros l'équivalent de la Bresse française, et à part des vaches, des cheveux, et des poulets (KENTUCKY FRIED CHICKEEEEEEN) y a rien à voir.
Un autre week-end passionnant, en effet, mais j'ai rencontré pleins de chouettes gens que j'ai hâte de revoir.

Après les 4-5h de route retour du Kentucky (c'est le NORD pour moi en fait), j'ai directement changé de famille. Oui, bouhou, j'ai dit au revoir à mes parents que j'aime, et j'ai changé de maison. C'est une chouette maison, ça c'est sûr.
Je suis là depuis trois semaines, je suis vraiment sortie avec eux mardi mercredi à Asheville où j'ai dormi dans un hôtel plutôt immense (et où le gouverneur de la Caroline du Nord a passé la nuit, et que j'ai croisé le matin, normal) et puis ensuite à Atlanta, où ils m'ont acheté deux robes, deux paires de chaussures, m'ont donné environ 70€ d'argent de poche, et ils s'apprêtent à me payer le reste de mon voyage à Boston, qui est en février. Normal.
Nous sommes censé aller à Vegas en février, peut-être New York en mars, et je repars en Floride à Serasota (y a des requiiiiiiiiins), au sud de Tampa juste après Noël. Je vais également VISITER pour de vrai Atlanta juste après mon retour de Floride, et l'aquarium (le plus grand du monde), et le 8 janvier c'est au tour de la visite de Charlotte, la plus grande ville de la Caroline du Nord.

Et oui, c'est Noël demain, mes parents organisent une grande fête ) laquelle au moins 40 personnes s'apprêtent à venir, avec à max de bouffe, et tout ça tout ça. Bon, avant ça je dois aller à l'église. Grrrr.
Et comme ils veulent respecter la tradition, les cadeaux c'est que le matin du 25 (mais euuuuuh).

Un emploi du temps biiiiien chargé, vous vous doutez que mon prochain article sera dans deux mois et qu'il fera 10 mètres de long, avec pleins de photos de villes supers cools.

Joyeux Noël, et vivement 2012.



Noël en Caroline du Nord (joie)

mercredi 16 novembre 2011

Mmh, what was I saying ?

L'affichage de la date "16/11/11" et donc trois mois aux États-Unis m'a rappelé que ça fait... juste un mois que j'ai rien écris, que j'ai fais pleins de trucs, et que je dois sûrement me rappeler de la moitié. Vous allez me dire : "bah dis donc, ça vaut le coup que tu vives aux Etats-Unis toi" ouais bah... Ouais.


J'ai pleins de trucs à dire, pleins de trucs que je vais sûrement mal raconter parce-que ça fait longtemps et que je suis vieille et que je me rappelle jamais de rien (au fait Cyrielle, ton concert ?)

Bon, qu'est-ce que je dois dire du coup... Alors, je vous ai laissez à l'histoire de l'ours c'est ça ?

Ah ouais voilà. Donc quelques jours après l'ours, je suis partie en Floride. Enfn non c'pas le début de l'histoire.
Au début j'ai passé la soirée chez ma seconde famille d'accueil, dans leur maison, enfin manoir, avec mes futurs sœurs et frère d'accueil et futurs faux papa-maman. C'était chouette, j'ai mangé des brownies. Enfin c'est pas le plus important. Non, le plus important c'est que ma future chambre est ROSE, que c'est une chambre de princesse, avec un écran HD au mur (je tiens à confesser que la première chose que j'ai fais en rentrant dans la chambre et en remarquant l'écran était de savoir où je pouvais brancher ma XBOX), du coup j'ai exploré, et j'ai un peu peur. C'était assez sympa de constater que MA salle de pain PERSONNELLE est aussi grande de ma chambre, et que je pourrais mettre 10 personnes dans la douche (si je voulais bien sûr... et j'ai pas dis ça hein). Bon j'ai aussi un cagibi où je pourrais fourrer toutes les affaires que je commence à accumuler.
Bon bref, j'me suis levée (s'en mettre couchée auparavant bien entendu) très tôt, j'ai cru que j'allais mourir de froid, je suis sortie dehors pour atteindre le... le... bus de tournée de rockstar tout en faisant un maximum de bruit pour repousser toute sorte d'ours et de trucs poilus (je rappelle que 4 jours auparavant un ours était sur mon porche) et... il neigeait. Okay, 19 octobre, il est 5h du matin, il neige, je veux me suicider.
Mais nooon ! je pars pour la Floride, QUE NENNI ! je m'en fiche :D
7h de route, je peux pas raconter, j'ai dormi sur le lit royal du bus pendant toute la route, t'façon j'ai juste traversé la Georgie du Nord au Sud = rien. Je me suis levée quand on m'a appelé en disant : "Tu veux des crêpes ?" oh bah oui tiens...
M'enfin, j'arrive pas trop à vous apprendre des trucs aujourd'hui.

BREF, je suis arrivée en Floride, on s'est installé sur le camping, y avait des palmiers et des arbres comme dans Forrest Gump, j'ai fais : "wouah c'est chouette", je suis descendue du bus, j'ai fais un tour, c'était un festival de musique, je suis allé écouter de la musique. Y avait rien à écouté, alors j'ai exploré, j'ai trouvé une rivière, y avait des trucs louches dans l'eau. Je suis retournée au camping, on m'a dit qu'il y avait des alligators, j'ai fais : "wouah c'est chouette" avec un point d'exclamation. La nuit, il faisait froid, j'en ai conclu que les histoires sur la Floride n'étaientt que des mythes, et que je pouvais trouver Dexter qu'à Miami, j'étais un peu déçue, quand même. Le lendemain je suis partie chasser les alligators, c'était marrant, j'avais peur qu'un d'entre eux me saute dessus et me traine dans l'eau comme ils font aux gnous en Afrique, mais j'm'en fichais un peu. J'ai trouvé des traces, j'étais heureuse, je me suis dit qu'après l'ours, j'étais bien capable de pourchasser des alligators et de ramener des preuves de leur existence au campement, ce que j'ai fais.
J'ai un peu écouté de musique, c'était des gens déguisés en Peter Pan qui chantaient des chansons sur des dinosaures et sur le Dieu des chèvres, c'était marrant, mais les alligators encore plus. J'ai traversé une forêt tropicale, c'était également marrant, sauf les insectes géants.
Je me suis fait mal partout, comme toujours, sûrement parce-que j'ai escaladé des trucs et traversé une mini rivière où des alligators sont censés vivre. Après on est reparti, on a fait 7h de route dans l'autre sens, arrivée à la maison, il neigeait pas, j'étais soulagée.
BREF, je suis partie en Floride.






C'est Ali l'alligatoooor

Tornado Riders

Live Oak, FL

La week-end après la Floride, c'était Halloween. Un week-end était organisé par le rotary, avec un match de football américain (niveau universitaire) et une petite soirée entre étudiants d'échanges.
Je voulais être le petit chaperon rouge, et étant donné que j'avais des doutes sur la volonté de mes très chers amis de tous les continents, quel que soit leur nombre, de se déguiser. J'ai donc fais simple, j'ai acheté, enfin non, mes gentils faux papa/maman m'ont acheté une chouette longue cape rouge, et c'était suffisant pour me distinguer comme "déguisée".
Au États-Unis, avant un match de football Américain, les gens se réunissent autour du stade pour manger un peu, se retrouver, bavarder, boire quand tu as plus de 21 ans (non je ne suis pas alcoolique = l'alcool ne me manque pas... ou presque) et ensuite, et seulement ensuite, les gens commencent à rentrer dans le stade.
C'était mon premier match de football Américain, bon, j'me suis fait chier. Les équipes étaient nulles, même les cheerleaders faisaient un peu pitié, c'était triste.
Mais bon, la soirée se déroulait dans une iiiimmeeeeeense maison prêtée par des rotariens riiiiiiiiches sur Asheville.
On s'est goinfré comme des porcs (les joies d'être un étudiant d'échange), on a découpé des citrouilles, on a utilisé le jacuzzi, on a encore bouffé, on a regardé trois films de la saga "Halloween", c'était chiant, on a regardé Jurassic Parc, toujours aussi marrant et puis... y avait une chouette vue aussi. Enfin comme chez tous les gens qui ont de l'argent dans cette région.
Et le lundi d'Halloween, je suis sortie en ville avec ma famille pour récolté quelques sucreries au porte à porte. Il se trouve que la coûtume dans mon ptit coin de montagne est un peu différente : étant donné que l'endroit est trop petit, qu'il est très difficile d'atteindre des maisons, et que se balader à pied la nuit c'est pas le top niveau sécurité/fun dans le coin, il se trouve que la ville ferme tous les ans son centre ville pour 3h la nuit d'Halloween, et permettre aux gens de se balader librement de commerçant en commerçant.
C'était assez marrant, les commerçants prennent l'évènement très à coeur, et les gens de même.
Il se trouve que l'évènement fût déjà proposé un samedi soir, et des bus d'enfants venant d'Atlanta et des villes aux alentours ont envahis la ville. Bon, c'était pas si marrant d'avoir 5000 personnes entassées dans 2-3 rues se partageant les bonbons de 30 commerçants.
Mais dans tous les cas, c'était plutôt amusant.
Mon jack O'Lantern Totoro (qui s'est par la suite fait dévoré
par de sauvages écureuils obèses)
Euuuuh... je sais pas ce qu'il se passe, j'étudie toujours
les règles, mais ce qui est sûr... c'est que... ouais bon.

Je sais que c'est toujours les mêmes montagnes, mais cyé jouli, non?

Bon, encore quelques jours après ça je suis repartie 3 jours dans le Tennessee, sans être prévenue, genre "bon euh, on part dans le Tennessee dans 45 minutes, alors prépare tes affaires" ah, niveau destination surprise j'aurais bien aimé Los Angeles mais je prends quand même.
Bon, y avait pas grand chose, je veux pas être méchante, mais c'est le Tennessee. Je me suis pris une pluie démentielle sur la gueule, c'était chouette, et il faisait beau que le dernier jour, donc j'en ai profité à ce moment là pour faire quelques photos.
NOTE : c'est la deuxième fois que je vais dans un restaurant italien, et je m'indigne de constater que les Américains ne servent nulle part des pâtes à la carbonara. Je crois qu'il faut réagir...
Sinon j'ai vu la Tennessee River. C'est grand.
Moi le Tennessee ça m'a un peu fait penser à la bresse de
la France. Mais y a rien de méchant là dedans...


Le lever de soleil de ma journée de retour avec mon
voyage dans le Tennessee ressemblait à ça, j'ai pensé
que c'était plutôt bon signe.

C'est marrant parce-que j'ai même pas presque pas fini cet article.
Bon, le week-end après le Tennessee, je suis repartie, un peu moins loin tout de même, à Brevard, chez l'étudiante d'échange Japonaise, Erika.
J'ai visité la maison de Carl Sandburg, j'vais pas faire genre connaître ce gars est une évidence, parce-que j'ai visité sa maison juste en sachant que c'était un gars qui a écrivait des poèmes et des biographies sur Lincoln et qu'il était riche, voila.
Il se trouve que cette maison fût laissé par sa femme juste après sa mort à une association pour garder la maison comme lieu historique. Du coup, toutes les affaires et fournitures - ou presque - de la maison n'ont pas bougées depuis la mort de Sandburg, étant donné que sa femme a juste emporté ses affaires personnelles et a laissé tout le reste. Je trouve a plutôt cool. Du coup c'est pas juste la visite de la maison d'un écrivain, mais d'une maison intacte comme on en voyait dans les 50, avec ce style très particulier de l'époque, et d'une déco très marquée par les nouvelles modes de consommations des années 50-60 des États-Unis.


C'est assez marrant parce-que j'ai pris cette photo assez rapidement sans
vraiment lire les articles (on avait pas le droit de toucher aux journaux)
et en regardant un peu plus attentivement mes photos j'ai remarqué
que le journal du bas a en première page De Gaulle.


Après la visite de la maison, petit tour dans le centre de Hendersonville, ville de 40 000 habitants, où y a pas grands choses, à part des ours en papier mâché.

Ma passion pour les ours devient dangereuse.
Le soir, c'était soirée rodéo. Ouais, je sais, RIEZ ! RIEZ autant que vous voulez ! Moi perso quand j'ai su que j'allais à un rodéo j'ai pensé au Secret du Brokeback Mountain, et tout ce qu'implique ce film.
J'ai essayé d'éliminer ces visions bizarres, et on est donc allé au rodéo.
Et ce que je vais vous dire va vous étonner, j'en suis persuadée :
Une soirée rodéo n'est qu'un rassemblement de mâles forts ou de gens pauvres, ou conservateurs républicains, fermiers et autres éleveurs, patriotes et autres gens qui aiment bien les sports d'hommes, des VRAIS. Ou tout ça combiné. A un rodéo, y a pas de blacks, y a pas de latinos, y a pas d'asiats, y a que de vrais bons blancs bien Américains.
Les pubs ? "Defend your rights, with the NRA - National Rifle Association"
ou "Are you a real American ? Do you love your Nation ?"
Ouais bon, j'avais l'impression d'être à un meeting FN, mais version américaine et avec une odeur persistante de bouse.
Y a personne qui ressemblait aux gentils cowboys homos de Brokeback en fait...
Bon, on sort tout le paquet, un énorme "USA" s'enflamme au milieu de la salle, une fille décorée façon Uncle Sam s'élance debout sur un cheval élevant le drapeau de la Nation, alors qu'on commence à lancer l'hymne nationale, et tout le monde se lève, main sur le cœur.
Jour des vétérans, on dit à quel point ces braves hommes on sauvé la Nation, et les droits de ses citoyens.
Du coup après une petite prière de 3 minutes est de mise.
On salue les cowboys, et hop c'est parti.
Bon je dois avouer que le rodéo en lui même est plutôt impressionnant, et les gars qui chevauchent ses bêtes enragées sont assez balèzes.
Chaque cowboy être attribué un certain nombre de points après son set, j'ai pas vraiment compris comme ça marchait, mais ça doit être un mélange du jugement du style et du temps de tenue sur le cheval.
Quand tout le monde est passé, on passe à la seconde épreuve.
Celle nécessite des petites vachettes, ou je dirais même des veaux.
Le cowboy se tient prêt sur sa ligne de départ, le veau attend dans une cage parallèle à celle du cowboy.
On laisse le veau sortir, qui court le plus vite possible, le cowboy à ses trousses, qui doit l'attraper au lasso.
Une fois le lasso au coup, et si le cowboy tient bon sur sa corde, le veau est stoppé net. Le cowboy descend donc de son cheval maitrise l'animal, pour le porter et l'abattre au sol d'environ 1 mètre. Puis le but est de lui attacher trois pattes et de lever les mains une fois finie, espérant ayant été le plus rapide de tous.
Je dois avouer que cette partie était plutôt insupportable à regarder, étant donné que le veau n'a pas de grandes chances d'échapper à la corde, et qu'il doit souffrir énormément, de 1 : par l'étranglement provoqué par le lasso alors qu'il est stoppé net lors d'un sprint et donc tiré violemment en arrière, de 2 : lancé au sol comme un morceau de viande, de 3 : l'attachement des pattes, la corde toujours serrée autour du cou.
A un moment j'ai vraiment cru qu'un des veaux allait mourir d'étranglement et je pouvais entendre certains crier depuis mes gradins, même avec le bruit des milliers de personnes autour.
C'était sympathique. Après ça étonnement le rodéo je trouvais plus ça super cool.
Oh oui qu'est-ce que je suis fière de ... pas être Américaine.


Yeeeeehaaaaah



Et puis du coup l'article le plus long du monde prend fin. La semaine prochaine c'est Thanksgiving = bouffe. Le même week-end je change de famille d'accueil, ensuite il me reste 3 semaines de cours et c'est la fin du semestre (et Noel par la même occasion = bouffe).
Si je suis toujours en vie d'ici là, je vous ferai un ptit coucou.

Ciao ! (Berlusconi)


Oui, je suis comblée par ma vie avec les ours.

mercredi 19 octobre 2011

OH MY GOSH THERE'S A BEAR ON THE PORCH !

Encore une fois, en retard sur tout. Et oui, je vais sûrement commencer tous mes articles de la même façon jusqu'à la fin de l'année, et aloooors ?
C'est encore le 16 octobre ici au moment où j'écris cet article, et ça fait pile deux mois que j'habite aux Etats-Unis. Une conclusion ? pff... la grande déprime quoi, c'est tous des cons, ça pue, y fait froid, on me nourris même pas... 
Roooh relaaaaaax papa, je plaisaaaaante.

J'aimerais bien essayer de résumer correctement ce que j'ai fais depuis mon dernier article (à part oublier comment écrire), dans tous les cas, le 6 octobre était le commencement du "fall break" dans mon county. C'est à dire que toutes les écoles publiques du coin étaient en vacances pour glander et voir des feuilles changer de couleurs. Ah, et aussi pour que les jeunes puissent bosser dans les restaurants et servir les mêmes vieux bourges Floridiens.
Bon, ça c'est mon explication du fall break, mais les interprétations peuvent varier... certainement.
Dans tous les cas j'étais en vacances, c'est le point à retenir du coup.
Et puis comme les autres jeunes (à part ceux qui vont chasser des écureuils et des chipmunks) j'ai travaillé le week-end dans le restaurant de ma mère d'accueil, à nettoyer les tables de gens sales qui savent pas manger, et qui eux aussi sont là pour voir des feuilles tomber.
Ouais à propos. Le week-end dernier célébrait le "festival des feuilles", car dans la région à cette période de l'automne, les feuilles changent extrêmement rapidement de couleur, et crée un magnifique panel de nuances dans les chouettes montagnes dans lesquelles je vis. Ouais bon je vais pas encore ressortir une photo de la vue que j'ai des montagnes depuis ma maison.

Puis j'ai passé quelques jours à Asheville, la couleur de mes cheveux est passée de rouge à violet, j'ai vu le film Drive dans un cinéma sofa (concept pour gros sac glandeur qui veut regarder des films étalé sur un canap' en cuir) et j'ai mangé 3 fois asiatique.

Le week-end j'étais invitée à un meeting spécial de jeunes qui avaient participé à une semaine de colo sur le thème de "leadership" ou encore "comment être un leader".
Le truc c'est que c'était une bonne excuse pour rencontrer des ados américains qui sortent pas du trou dans lequel j'habite, et en plus passer un week-end en Caroline du Sud (c'est juste pour avoir la classe parce-que ça rassemblait exactement à l'endroit où j'habite).
Les gens étaient très chouette, même si j'ai pas trop adhéré à cette histoire de leader.
En gros, pendant leur semaine de colo cet été, ils ont fait pleins d'activités de groupe pour comprendre comment communiquer avec les autres, comment être un exemple, patati patata.
Ce week-end en était donc une prolongation, et j'ai donc participé à pas mal de trucs autour du thème, comme par exemple "dessiner le leader parfait" en groupe. J'ai été plutôt amusée de voir que tout le monde a dessiné un homme blanc, beau et musclé.
J'ai aussi vu des endroits comme ça :

Pretty Place

Rainbow Falls
La première photo est pas de moi, j'avais oublié mon appareil photo, bien entendu. Mais moi c'était encore plus cool, c'était la nuit, avec une pleine lune, et les seuls repères étaient les lumières de Greenville, SC.

Ce week-end fût aussi une très bonne expérience de communication et d'échange avec d'autres jeunes au dessus de la moyenne, et de pouvoir parler de religion à l'école, de l'environnement et de la relation qu'ont les États-Unis à la sauvegarde d’énergie et de respect de ce qui les entourent et des différences avec la France et l'Europe en général.
J'ai expliqué ma situation par rapport à la religion dans ma communauté, et même certains jeunes pourtant très fidèle à leur religion considèrent que personne ne devrait être poussé vers telle ou telle religion, et que même si certains d'entre eux sont pour la présence de la religion à l'école en décrivant cela comme un droit pour tous, il est clair pour eux que chaque individu devrait être respecté pour ses propres croyances et non pas poussé dans n'importe quelle direction, en particulier dans un lieu d'apprentissage tel que l'école (publique).
Mais la description que je leur ai donné de l'absence quasi totale de la religion dans les écoles publiques en France en a choqué quelques uns, qui tiennent à leur club religieux, pouvoir porter les t-shirts de leur Église... et d'autres ayant grandis loin du sud reconnaissant un système dans lequel ils ont été éduqués (comme l'exemple d'une des coordinatrices ayant vécu une éducation laïque similaire à celle de la France à Philadelphie) et pensant que cette option est la meilleure de toute pour le respect de chacun.

Donc c'était un chouette week-end, j'ai appris pas mal de choses, et je suis bien satisfaite d'avoir rencontrée des gens aussi intéressants.

Puis j'ai passé mon dimanche après midi avec Erika, l'exchange student japonaise de mon district, avec qui j'ai encore des chouettes endroits. J'aime beaucoup ce mot parce-qu'en anglais y a rien de similaire et d'aussi chouette que le mot chouette. Du coup je l'utilise beaucoup parce-que je l'aime bien, c'est chouette.

Rivière chouette avec moi et mes chouettes
cheveux violets et mon chouette nouveau
t-shirt threadless vert.

Blue Ridge parkway
Photo prise par Erika parce-que j'avais encore oublié mon appareil photo dans la voiture. C'pas d'ma faute... j'étais... absorbée par la beauté des paysages m'voyeeez.

Mais booon, c'était dimanche et le dernier jour de mes vacances et fallait peut-être que je rentre à la maison pour préparer mes affaires pour la rentrée (boooouuuuh) et aussi pour manger un truc bon parce-que c'était le 16 octobre et donc deux mois que j'étais aux États-Unis, d'où la célébration par nourriture.
Alors que j'attendais les denrées m'étant destinées, j'étais avec ma sœur d'accueil dans ma chambre en train de fracasser mon nouveau deo sur ma commande parce-qu'il voulait pas s'ouvrir(c'est bon relax ça a marché) "des infos inutiles" ?! c'est une étape très importante de mon histoire, et je raconte ce que je veux d'abord. D'ailleurs trouver un déo en spray ici c'est juste l'enfer parce-qu'ils en ont pas, et voila, le seul modèle que je trouve veut pas s'ouvrir, GREAT !
Ouais bon, c'était chouette, jusqu'à ce qu'on entende les chiens japper et grogner méchant comme si ils étaient en train de se battre violent. En sortant de ma chambre je vois que les chiens ne sont pas en train de se battre, mais qu'ils sont particulièrement en colère après quelque chose sur le porche. Et en m'approchant je vois dans le noir une truffe beige remuer dehors.
"OH PUTAIN Y A UN OUUUUUURS !!!"
On fourre les chiens rapido dans une des chambres, je choppe mon appareil photo, on allume la lumière du porche, et voila un ptit ourson reniflant tout tranquillement les mangeoires pour oiseaux du porche, à 4 mètres de moi devant la porte fenêtre du salon.
Bon, j'allume mon appareil photo, et réalise que de 1 : si j'utilise pas le flash on verra rien parce-qu'il fait nuit,
de 2 : que si j'utilise le flash il se reflétera sur la fenêtre
et de 3 : qu'un ourson n'est jamais très loin de sa mère, et que bon, j'ai pas trop envie de savoir ce qu'il se passe quand on flash un ours.
Donc pas de photo. Mais j'peux jurer sur la constitution si vous voulez. Quoi que j'ai pas mal de bibles à la maison, dont deux dans ma chambre. Enfin bref.
L'ourson redescend les escaliers du porche tout tranquillement, pas du tout gêné de savoir que 3 femelles humaines l'observe, et que deux chiens pas vraiment contents attendent tranquillement dans une chambre de la maison de le courater.
Piooooouuu, que d'émotion :D du coup on retourne manger, parce-que ça reste l'heure de manger, même si je suis sur le point de pleurer parce-que j'ai vu un ours (encore) mais cette fois sur mon PORCHE.
Mais bon, on se doute qu'il est toujours dans les parages, en tout cas dans le jardin, et mon père et frère d'accueil sont censés revenir d'une minute à l'autre de l'autre côté de la maison (donc à l'opposé de l'ours je précise) mais bon, il fait nuit noire, ils savent pas qu'un ou plusieurs gros trucs poilus rodent autour de la maison et peuvent les accueillir à la sortie de leur voiture.
En les entendant arriver, ma mère d'accueil se dirige vers la porte d'entrée avec un des chiens, qui sera en mesure de repousser l'ours et d'éviter qu'il s'approche de nous si il est toujours dans les parages. Je regarde donc ma mère d'accueil passer le seuil de la porte avec le chien, et je me trouve donc dans le salon, face à la porte d'entrée, la porte fenêtre donnant sur le porche derrière moi, là où l'ourson se trouvait.
Puis toujours obsédée par l'image de ce petit être à pattes mortelles, je me retourne pour voir si il est revenu.
Ce que je trouve derrière moi, est la mère ours gigantesque de 200 kilos, absolument contre la vitre, debout, à renifler, et dans ma direction.
Oui, il y a un ours énorme, à deux mètres de moi, derrière la vitre du salon, sur le porche de ma maison.
A ce moment là, c'est un peu comme voir un zombie qui se trouvait derrière toi depuis un moment, et en quelque sorte en tomber amoureux (imaginez que c'est un zombie sexy).
Paniquée, réalisant que ma mère d'accueil vient de lâche le chien, je me retourne une seconde fois pour la prévenir, et réalise que le chien est parti comme une furie tout droit derrière la maison, ayant senti les ours.
Panique, toute la famille rentre, le chien est dans le jardin à chasser deux ours à la fois dans la nuit noire à 22h et l'ours est déjà parti, ne laissant le temps à personne de le voir arriver, ou partir.
On peut à ce moment entendre le chien faire des allers retours entre les deux ours qui semblent se trouver à l'opposé de l'autre, et entendre ces derniers courir bruyamment mais sûrement (comme si les fouets de leur maitre était à leur trousse, en gros).
Après quelques minutes d'angoisse à rappeler le chien, un fusil à la main, il revient finalement, on ferme les portes, les ours sont loin.

"OH MY GOOOOOOSH"

Ouais, c'était exceptionnel et cet évènement m'a affecté dans beaucoup de sens.
Ces ours voyagent des kilomètres pas jour dans le coin dans lequel j'habite, autour de ma ville.
Ils vont jusqu'en ville, dans les jardins, DANS les maisons et risquent leur vie pour trouver à manger. A manger à tout prix car beaucoup de maisons ont été construites sur leur territoire de chasse, là où se trouvait des arbres fruitiers, et de quoi nourrir leur progéniture.
Ces ours marchent sur 4 kilomètres pour trouver une boîte avec un peu de nourriture ayant coulé sur le côté parce-qu'ils n'ont pas de quoi se nourrir correctement dans leur propre habitat qu'ils se sont vu en parti prendre par les humains, qui ont fait de leur terrain de chasse leur coin de vacance favori.
En plus de ça, aucun d'entre eux n'est à l'abri de se faire pourchasser par des lâches qui chassent ces animaux aussi majestueux en jeep, avec 20 chiens et des fusils pour en faire des trophées et les manger.

Il se trouve que voir cet ourson ne fût pas le plus marquant, mais la vision de cette mère à 2 mètres de moi m'obsède. Cet énorme animal, si puissant, si beau, est là, chez toi, il n'est pas dans une cage, il y a toujours du verre qui nous sépare, mais il est en liberté, il a toujours vécu en liberté, et je suis à sa portée, il est à ma portée. Et c'est comme voir un fantôme. Un magnifique fantôme.
Après ça je garde ce drôle de sentiment mélangeant cette méfiance, peur et in-sureté et à la fois cette excitation jamais ressentie auparavant et l’émerveillement, tout comme l'honneur d'avoir pu rencontre une telle créature en VRAI, non pas fabriquer par l'homme dans une cage, un vrai témoin de cette sauvage et rare nature qui nous entoure.

Je suis encore émue en racontant cette histoire, c'était certainement l'instant le plus intense de toute ma vie, mais également le plus terrifiant et le plus beau.
Ces ours rappellent que l'on ne doit jamais douter de la puissance de la nature, ou sous-estimé sa beauté. Elle est là, est peut prendre le dessus à tout moment, car après tout, nous ne sommes rien, nous sommes fragiles, et cette nature, ces animaux, eux, sont BEAUX.

Bien que je me précipice, je pense que ce jour restera ma plus belle expérience de cette année, en tout il est certain qu'elle m'a ouvert un peu plus les yeux sur certaines de mes convictions, et il est certain que je vais chercher à faire un peu de bénévolat pour la protection des ours de la région dans une des associations à cet effet.

Voila "c'est l'histoiiiiiire de la viiiiiiiiiiiiiiiiiiiie", bon, sinon pour passer mon traumatisme, je pars en Floride ce jeudi pour un festival de musique rock, country, blue grass. J'ai envie de dire que ça va être chouette, même si je trouve pas ça très naturel de bronzer encore fin octobre une semaine avec Halloween.
Je fais faire 7h de route et voir des groupes en concert qui chantent des chansons sur des dinosaures et des chèvres : http://www.youtube.com/watch?v=pHFEf5ybbC

Je vous dis donc à bientôt, et vive les ours !

samedi 1 octobre 2011

So, do you have like a king or something in France ?

Ouaiiiis c'est l'automne, les feuilles prennent la même couleur que mes cheveux, des gros et riches touristes Floridiens reviennent en masse et prennent toute la place dans les restos, le vent se lève... c'est la saison des poètes romantiques quoi !

Comme mon blog est toujours en retard par rapport à ce que je fais, ce billet fera encore un kilomètre de long. Barf, vous aimez ça en vrai je suis sûre.

Jeudi de la semaine dernière ma mère d'accueil m'a kidnappée de mon école en plein milieu de la journée alors que j'étais dans la queue du self, prête à acheter la plus saine et succulente des denrées que l'on peut trouver sur cette terre.
Zut !! J'ai raté les nuggets aux os et plumes de poulets !

Du coup me voilà partie pour un petit tour à Asheville, ville d'environ 100 000 habitants et une des plus vieilles du sud des États-Unis.
J'ai été plus qu'agréablement surprise de trouver une ville riche en histoire par rapport au reste des USA, tranquille, ou la présence de l'art se ressent partout.
A chaque coin de rue de la musique résonne, des studios d'art sont répartis à peu près partout, des gens qui vous accueillent n'importe où n'importe quand comme des amis.
C'est aussi certainement la ville où je me déplacerai tout le temps pour des concerts, étant donné que des gros groupes s'y rendent régulièrement grâce à sa réputation non contestée de ville ouverte, en développement constant, et au style absolument unique. On pourrait penser à l'ambiance libertine de San Fransisco. Bon, je vous l'accorde, la mer en moins. Mais Asheville est une de ces villes encerclées de montagnes, donnant à son architecture des 1900's-20's un côté très bucolique (cf).
La ville commença à se développer lorsqu'un riche européen s'étant installé aux États-Unis fit construire un château qui s'appelle Biltmore Estate, pour ceux qui veulent voir des photos. C'est très Européen, donc du coup j'avais pas beaucoup d’intérêt à le visiter, et encore moins lorsque l'entrée pour une personne coûte 40 euros. Ouais. Donc j'men suis passée hein, je vois le même genre quand je veux en France.

Bref, une ville zen, agréable à vivre, ou tu trouves une maison presque au milieu des bois (et des ours, toujours et encore) à 5 minutes à pied du centre.



Du coup ma mère d'accueil m'a proposé de rester le vendredi aussi. Bon bah... pourquoi pas hein ?
Étant donné que mon frère d'accueil va à l'école dans cette ville, et que puisqu'il n'y a pas d'internat, mes parents d'accueil sont censés l'emmener et ramener tous les jours. Du coup ils louent une maison là-bas, et c'est tout bon pour moi étant donné que je peux y aller quand je veux. MOUHAHA.


J'ai surtout glandé le vendredi, à me balader et prendre quelques photos. Cette ville donne l'impression que toute la communauté travail ensemble pour que tout le monde se sente bien.
Bon, faut dire que du moment que je trouve des magasins où acheter des chouettes t-shirts, des bonnets pingouin, et des colliers pieuvre, je suis heureuse.


Le samedi, j'ai enchainé direct avec mon second week-end rotary, cette fois seulement avec les 7 autres membres de mon district. Petit comité donc. Destination ? "Little Switzerland".
Ouais chouette, ça doit être joli !
Donc, quand des Américains appellent un endroit comme un autre endroit censé être très joli, il faut se méfier. En fait, ils trouvent tellement de trucs européens en particulier, tellement cools, que du coup ils veulent appeler pleins d'endroits et de trucs de la même façon, sans vraiment savoir de quoi ils parlent.
C'est pourquoi Little Switzerland ne ressemble en rien à la suisse (même avec leurs imitations ratés de chalets), que le drapeau Suisse n'est pas fait correctement, et que bon... niveau pain, c'est toujours pas ça. D'où le désespoir de l'étudiante d'échange Suisse et de moi-même.

Mais bon, on est ensemble alors de quoi se plaindre ?
Ah... peut-être du brouillard, de la pluie, puis de l'orage au milieu de la nuit inondant les chambres.
Par contre on a regardé les 25 dernières minutes du Titanic dans la salle de billard (grand moment d'émotion), puis Nemo (NEMOOOOOOOOOO ! NEEEEEEEEEMOOOOOOOOOO) entre deux parties de UNO, occasion pour l'Italien de me faire des coups foireux.
But du week-end selon les organisateurs Rotary ?
"Little Switzerland est l'endroit parfait pour ne rien faire ! Et c'est exactement ce que nous voulions pour ce week-end"
Ah. Bon, bah en tout cas c'est réussi, on a vraiment rien fait ! GREAT ! Même dans ma montagne il faisait beau et chaud.
Mais bon, c'était pas si mal.




Le prochain week-end annoncé est pour le 29 octobre, pour un match de football américain, et ensuite une petite soirée au thème d'Halloween. Yéééééé ! Si vous saviez Ô combien j'ai toujours voulu fêter Halloween aux USA. On sait pas faire en France ! Ici ils commencent à mettre des citrouilles et des décos moches partout et ça me met en joie :D

J'ai également un voyage à Boston avec mon lycée de prévu, pour 4 jours, à se cailler le cul en février au bord de l'océan. La grande classe.

Je suis en vacances jeudi prochain, pour 10 jours. L'occasion de dormir, voir des montagnes, et encore des montagnes, et pis d'autres nouvelles montagnes, travailler pour se faire des sous quand même... et dormir encore.
Les fêtes et vacances vont commencer à s'enchainer, avec Halloween le 30 octobre, Thanksgiving le 23 novembre et Noël le 25, dont un changement de famille entre les deux derniers. On va voir si je survis aux changements et à toute cette nourriture. Je risque également de me faire brûler vivante pendant mon week-end en Floride le 23 octobre.
Ouais non, pas de toute, je vais mourir.
Je sais pas si un jour je vais m'en lasser.

                                                        See you space cowboys !

samedi 17 septembre 2011

One month without flan.

Bon, ça fait vraiment pas mal de temps que j'ai pas écris d'article, et étant donné que le 16 septembre ça faisait un mois que je suis là, je pense qu'il est temps que je me bouge les fesses et que j'écrive un peu.

J'ai pas vraiment envie d'écrire quelque chose sur le 11 septembre, parce-que la plupart des Américains n'aiment juste pas en parler. Les 10 ans ici ont franchement été 10 fois marquants qu'ils ont sûrement été en France.
Comme j'en ai déjà discuté sur facebook avec certaines personnes dont je ne citerai pas le nom pour des raisons d'intimité (n'est-ce pas Marc et Matthieu, collèges de débats), et pas la peine de rentrer à nouveau dans un débat, je parle juste des faits que j'ai vu et entendu ici, les gens veulent juste oublier. Le 11 septembre n'était pas juste un attentat traumatisant, mais aussi le début d'énormément de réformes qui ont privé les Américains de beaucoup de leurs libertés, telles que celles d'expression, de presse, d'assemblée et au même moment une guerre affreuse que beaucoup comparent à la guerre du Vietnam (ce qui n'est pas franchement une bonne comparaison).
Cette date est tout sauf une date glorieuse, et c'est pas parce-que des milliers de personnes étaient présentes à Ground Zero ce jour ci que les 315 millions d'Américains ont fait de même.
C'était une journée presque anodine, et je n'ai pas vraiment eu besoin de poser de questions à propos de l'évènement, car l'attitude de toute le monde ce jour ci me paraissait clair que oui, cette journée fût bel et bien traumatisante pour ce peuple, qu'ils n'oublieront pas d'aussi tôt, mais qu'ils ne veulent juste plus y penser, qu'ils ne veulent pas en parler, et que même en gardant ces souvenirs à l'esprit, ça doit rester du passé.

Je pense qu'il est temps que je raconte un peu ce qu'il se passe à l'Eglise. En tout cas dans mon Eglise. Bon, je suis un peu moins traumatisée donc le récit ne sera pas aussi authentique m'voyeeeez.

Pour donner déjà un petit aperçu de la portée qu'à la religion ici, je pense que le meilleur exemple serait de vous dire de prendre la religion en France, c'est à dire quelques églises par ci par là avec des messes "à peu près", très peu répandue chez les jeunes, qui porte surtout une image d'une vieille génération (en tout cas c'est ce que moi je ressens). Vous prenez ça, et vous le mettez à l'envers en prenant tous les contraires, vous obtenez la religion aux Etats-Unis.
L'ado qui ne va pas à l'Eglise au lycée (ouais y en a un ou deux, peut-être) est le chelou, des gens de votre classe vous donne des prospectus pour le spectacle de leur église dans les couloirs ou en plein cours, et ces mêmes affiches sont affichées dans tout le lycée. Ces mêmes ados sont tous les dimanches matins à l'église, ceux qui n'y sont pas sont en réalité dans une des 10 autres églises aux alentours.
Votre équipe de volley prie avant un match.
Votre rotary club prie avant une réunion.
Vous, vous priez à table.
Le groupe de rock chrétien Californien... bah... prie pendant tout le concert.
Et pis du coup on reprie parce-que c'était bien.
On ne te demande pas si tu es religieux, c'est évident. Ouais... surtout avec moi et mon niveau de croyance de -264%.
On ne te demande pas si tu veux aller à l'église. Tu te réjouis forcément d'y aller (et pis en vrai c'pas si terrible)

L'église en elle même, c'est un bâtiment de pas plus de 20 ans, comme la plupart des églises.
Tout est bien décoré, t'as des jolis vitraux made in China, des écrans géants à gogo, des enceintes de cinéma pour que l'audience n'en perde pas une miette.
La "messe" commence à 10h45, à l'entrée on t'accueil avec des supers prospectus trop design avec tout le programme du formidable moment que tu t'apprêtes à vivre avec Dieu. (Ouais bon, si vous avec un soupçon d'un ton ironique, pensez au fait que je vois tout ça d'un œil totalement athée, alors c'pas facile.)
Et le grand spectacle commence.
On vous dit à quel point on est content de vous voir là, puis on enchaine direct avec des supers chansons pour bien vous mettre dans le bain.
Les chansons ? Hollywood V. Jesus



Coldplay vient d'entrer dans votre église.
Puis Sister Act monte sur scène.
Et puis hop, une vidéo larmoyante de pauvres Boliviens à qui de jeunes et beaux lycéens Américains apportent la parole du Christ pour les rendre heureux.

Quand la séance la petite maison dans la prairie / je suis heureux de croire en Dieu se termine, le pasteur commence son speech, d'une durée de minimum de 20 minutes sur des sujets du genre "aimez-vous tel que vous êtes", avec passage de friandises et boisson euuuh... corps et sang du Christ.
Pour aromatiser le tout, un gars derrière joue un petit air de piano triste pour faire genre ce que dit le pasteur est divin.

Une énorme mise en scène, un patacaisse à l'Américaine, et surtout un effort immense pour que n'importe quelle personne présente pour la première fois dans cette église, croyante ou non, trouve ça tellement formidable, qu'elle y retourne tous les dimanches jusqu'à la fin de sa vie.

Je tiens à dire que la première fois, le pasteur a appelé les gens devant l'autel pour qu'ils prient. 60 personnes se sont levées et se sont mit à genoux, à pleurer instantanément, se morfondre sur eux mêmes, jusqu'à ce que le pasteur passe et les bénisse.
J'ai juste flippé.
Le soir même, j'ai assisté à une réunion des lycéens à l'église toujours, et la même scène s'est produite. Mais avec des ados de 15 à 17 ans, qui pleurent pendant 15 minutes dans un coin (sans exagération) en écrivant des prières sur un bout de papier.
J'ai eu peur, parce-que j'aurai tendance à penser de mon point de vue d'athée que ce genre de réaction reflète une profonde souffrance, et que même si ils pensent le contraire, y a quelque chose de vraiment pas sain dans la relation qu'ils ont avec les religion.

Dans tous les cas, aller à l'église n'est pas vraiment un problème pour moi. J'y vais par respect des croyances de ma famille, parce-que ça le ferrait franchement pas si je restais à la maison tous les dimanches pendant qu'ils sont à l'église. Donc j'y vais.
Par contre, je commence à me sentir blessée par les paroles de certaines chansons, ou les discours du pasteur, faisant référence aux "aveugles" ou aux "perdus" = non croyants. Ou également à l'évocation de la suprématie de la chrétienté sur toutes les autres religions (ce qui met les croyants de ces divergentes religions également en tord).
C'est bien parce-que j'essaye de respecter tout ça que ce genre d'intolérance de leur part me fatigue, que ce soit par rapport aux athées ou autres religions. Tout comme aux harcèlements religieux à l'école, qui n'a rien à faire dans ces locaux.
Il y a pas longtemps, j'ai rencontré une fille adorable, qui me disait qu'elle allait à l'église, parce-qu'elle se sentait oppressée par les croyances de sa famille et de sa communauté. Du coup elle y va. Du coup elle lit la Bible, tout en étant complétement paumée, mais pensant que c'est ce qu'elle doit faire, que c'est ce qu'elle doit penser.

Bref, je ne pense pas que ce que je raconte s'applique à toutes les parties des États-Unis. J'habite dans ce qu'on appelle "The Deep South" et donc dans une région très traditionnelle. Dans tous les cas, ça arrive.

Et je ferme le chapitre Eglise. Amen à tous ceux qui suivent toujours ce que je raconte (ce billet est/va être long)


Dans tous les cas, je continue mes minis bus trips dans l'Ouest de la Caroline du Nord grâce à mon bus magique de mon équipe de volley.
Cette semaine, j'avais un match à Murphy, ville à la pointe Ouest de l'Etat, à la frontière du Tennessee.

J'ai pas vraiment pu prendre de chouettes photos étant en bus, donc je préfère que vous cherchiez des photos dans google image ou sur wikipédia si ça vous intéresse.

Pour se rendre à Murphy d'où j'habite, il faut en fait traverser la forêt nationale de Nantahala.
La traversée ? Une route, au milieu de la forêt pendant une demie heure.
Vous pensez que c'est la mort ? En vrai, j'ai pleuré tellement j'ai trouvé ça beau. Pendant une demie heure, vous êtes TOTALEMENT encerclé par des arbres, qui recouvrent complétement les montagnes, sans un seul signe de marque humaine à part la route sur laquelle vous circulez.
Pareil, cherchez quelques photos sur google c'est vraiment joli.

Comme mon titre l'indique, ça fait bien un mois tout court aujourd'hui (ou hier avec le décalage horaire) que je n'ai pas mangé de flan, étant donné que c'est la dernière chose que j'ai mangé en France (ouais c'était symbolique) et puis aux Etats-Unis la première chose était un milkshake. Et puis en Angleterre... non j'ai pas envie d'en parler.
Bien que le flan me manque, et le saucisson, et toutes ces sauces, je commence à faire la part des choses ici, et à trouver ce que j'aime, ce qui est bon (en goût ou juste pas composé de pleins de trucs dégueux) et j'y trouve mon compte.
Je me fournit en olives gratuitement au restaurant de ma mère d'accueil, je fais une quarantaine de crêpes par semaine (nouvelle résolution) des pots de nutella de réserve sont dans le placard de la cuisine (du nutella BIO et également gratuit 100% italien S'IL VOUS PLAIT !) et ce week-end, je fais péter le gratin dauphinois.

Et j'ai toujours pas pris un kilo, WOUHOU !


Bon, pour finir, parce-que ça commence à être vraiment long, cette semaine ma famille m'a emmenée à la fête foraine annuelle d'Asheville (équivalent de Besançon niveau grandeur, et plus grande ville des alentours, à part Atlanta pour moi qui est très proche (gni j'adore Atlanta)) et j'ai fais pleins de chouettes manèges qui m'ont donné une bonne dose d’adrénaline pour finir la semaine, et par la même occasion des marques diaboliques sur mes épaules à cause des harnais. Je ne propagerai pas les images du démon sur ce blog, facebook est fait pour ça.
J'ai juste envie de finir avec mes impressions sur ce premier mois. Bien que méfiante au début, le sud (enfin sud est car je le considère quand même différent du sud dans la zone Texas (ouais faut pas pousser), est un endroit très chaleureux, remplit d'histoire, bonne ou mauvaise (surtout mauvaise) mais on y apprend beaucoup sur les Etats-Unis, les gens, qui sont plus qu'accueillants, qui n'hésitent pas à partager tout ce qu'ils ont avec toi, même si tu es un étranger, [ils font aussi de chouettes plats locaux hihi]. Les paysages m'éblouissent, ou alors me font rire tellement c'est typique ou cliché (vous savez cette ferme au milieu d'un champ de maïs... ouais voila).
Je me plait vraiment ici, je me sens à l'aise, et les choses qui me dérange un peu telle que la religion sont plutôt intrigantes et restent un point positif dans le sens où c'est un bon centre d'intérêt sur les relations de cette société avec ce genre de sujets. 


Pour finir, une nouvelle photo de la vue de ma chambre.
Je suis pas sûre de me lasser un jour de ces levers de
soleil, en tout cas je me lève toujours tous les matins
pour admirer ces lumières. Ouais bon, je me recouche après,
faut pas pousser non plus.

Si vous êtes toujours en vie, à bientôt !


PS : je suis au courant pour les fautes, mais j'écris plus franchement français ces temps ci m'voyeeez, moi ici à l'école je fais pas rédactions, à la place j'écris 10 lignes sur "coke is better than pepsi" donc c'est pas franchement le même niveau. En vrai, je vais passer en senior year (équivalent de la terminale) et sûrement prendre un cursus universitaire par internet, parce-que je me fais CHIIIIIER (il faut que je dise des gros mots, les Ricains sont beaucoup trop prudes pour moi) et donc ça fait 1h30 que je suis sur ce billet, et j'ai juste la flemme de me relire. 

samedi 3 septembre 2011

This is so random

Bon, alors si vous aviez pas remarqué, j'ai pas posté depuis un bon moment.
Je dois dire que je suis assez prise par mes cours et parce-que j'ai envie de bien travailler. Ouais, il suffisait que j'aille aux Etats-Unis pour faire (tout) mes devoirs. Mais en fait j'ai un peu réalisé que ça servait à rien étant donné que quoi que tu fasses, avec des QCM de partout t'as toujours un moyen de te choper un 20.
Et non je ne me vante pas, les cours sont vraiment faciles. Le lycée est l'équivalent de notre collège et leurs facs l'équivalent de notre lycée.

Du coup petit récapitulatif de ce que j'ai fais le week-end dernier et cette semaine.
Le 26 août c'était mon anniversaire, et mon adorable famille m'a offert deux t-shirts. Le 26 ici c'était un vendredi, et j'avais cours. Ces fourbes d'Américains se sont fait passer le message et je me suis fait harcelée toute la journée.
Le soir ma famille d'accueil m'a emmenée à un concert plein air de blue grass/rock, musique typique Américaine. Et puis à la fin on a mangé un chouette gâteau qu'ils appellent le "birthday cookie" et en fait comme son nom l'indique, c'est un cookie géant. Et c'est chouette.
Oui j'ai commencé à manger avant de prendre la photo

Mon blazer commence à ressembler à quelque chose
(ou pas)

Entre les coyotes, les ours, les papillons géants, les rats musqués
et autres rongeurs démesurés, et les araignées transgéniques,
j'ai un peu de mal à m'adapter à la faune et la flore de ce pays.
Je suis également assez en altitude pour ne pas être
DANS les orages, mais les regarder de loin et me moquer
des gens juste en dessous.
C'étais bien plus joli que ça ne parait dans la vidéo,
même si ça ressemblait pas mal à Bagdad.

Bon, je fais surement écrire un vrai article demain après l'Eglise, avec des photos et un petit récit du traumatisme que c'est.
J'espère que vous avez aimé cet article totalement inutile.

samedi 27 août 2011

How do you like it so far ?



DEBOUT LES MOOOOORTS ! C'est le jour de la marmoooootte ! Alors tous à l'école !
Donc oui, on est vendredi, et je reprends là où j'ai laissé ce blog, c'est à dire dimanche avant mon premier jour de cours.
Et mon école est en fait le juste milieu entre les clichés et la vraie vie quoi (pas celle de la télé)
- Non, il n'y pas de clans.
- Non les cheerleaders ne sont pas (toutes) des salopes.
- Non, il n'y a pas 15,000 personnes dans tous les lycées Américains.
- Les casiers c'est pas si fantastique que ça et avec mes 4 misérables cours par jour c'est plus qu'inutile.
- Oui les profs sont à la fois profs d'histoire, coach de l'équipe de foot et chauffeur de bus à temps partiel.
- Oui le sport c'est une religion.

Bon, je voulais faire une chouette photo de moi avec un pull ou t-shirt basique "Highlands High" ou quelque chose de bien cliché dans le genre, mais pas (encore) acheté le pull haha. J'attends qu'on me le donne peut-être, étant donné que je suis dans l'équipe de volley (et qu'avec 1,6km par jour c'est mérité quoi...)

Donc ces cours... les Américains ont en effet le niveau scolaire des pays à peu près développés haha : D
En classe de 1ère, on te donne toujours des QCM comme tests, ou juste des phrases à associer à des mots donnés (donc toutes les réponses sont sous ton nez).
Lorsque tu dois écrire, c'est pour faire des réponses courtes sur des questions de lecture du genre : "pourquoi le personne... se trouvait dans les bois dans le chapitre 15 ?" = question pour élève de 6ème après la lecture d'un livre de 120 pages.
Pour ce qui est des "essays" ; wouah ! trop effrayant, un essay ? comme en France ? OHMONDIEU ! Mais non. Un essay, c'est à peine 20 lignes (voir 10) sans forme ni règles particulières.
Autre cliché brisé : Avoir des "F" aux Etats-Unis est quasi impossible, sauf si vous êtes un "total retard" commekidisent. Preuve, au bout de 2 jours j'ai eu l'équivalent d'un 20, et aujourd'hui l'équivalent d'un 19.5 tout en ayant raté 15 jours de cours (et ça n'a rien à avoir avec le talent, je vous l'assure :P).
Bref, je demanderai peut-être d'intégrer la classe des seniors (= terminale) au deuxième semestre, si le niveau en junior reste au même niveau, histoire de faire d'autres trucs, et d'être invitée à des chouettes fêtes et être "graduated".
Cependant, apprendre uniquement l'histoire d'un autre pays est vraiment intéressant, tout comme les cours d'éducation civique qui ont quand même plus de boules de les français, dans lesquels on parle de faits et mœurs des Etats-Unis et des débats sur le port et l'achat d'arme à feu, la constitution et ces différentes lois (comme le droit de brûler le drapeau par exemple) la religion à l'école....

Mon petit coin lecture du matin dans une cour du lycée.

En parlant de religion à l'école. On m'avait demandé ce week-end ce que j'ai trouvé le plus choquant durant mes quelques  jours passés ici. Je m'attendais à a peu près tout, et rien ne m'avais surprise. Jusqu'à ce que j'aille en cours, et que 2 minutes après m'être assise dans ma première classe qu'une sonnerie sonne pour vous demander de vous lever, la main sur le coeur, pour "the pledge of alligiance" :

"I pledge alligiance to the flag
of the United States of America,
and to the Republic to which it stands:
one Nation under God, indivisible,
With Liberty and Justice for all."


Obligatoire, patriotique, et la mise en jeu de la religion dés les 5 premières minutes de chaque jour de cours.
Les limites de la laïcité sont parfois très ambigües à l'école. Des clubs religieux sont autorisés, tout comme la publicité que les membres peuvent en faire. Des prières sont réalisées dans les locaux du lycée avant des matchs sportifs. Il est très fréquent que des gens viennent vêtus d'un t-shirt d'une telle ou telle église. La distribution de prospectus religieux ou promotionnant un lieu de culte est autorisé dans les locaux.
Religion et patriotisme sont également régulièrement associés.
Croyants ou non, tous les élèves sont donc exposés aux croyances des uns et des autres.
A part ça, plus laïc tu fais pas, comment pourrais-je dire le contraire ? : )

Sinon, mon équipe de volley me permet également de faire ma touriste de base, car avec en moyenne 1 ou 2 matchs par semaine, et la moité en dehors du lycée, je peux voir pas mal de jolies choses et de villes du coin.

Sinon, mon équipe de volley me permet également de faire ma touriste de base, car avec en moyenne 1 ou 2 matchs par semaine, et la moitié en dehors du lycée, je peux voir pas de jolies choses et de villes du coin.
Comme ce paysage plus que typique de l'Ouest de la Caroline du Nord.



Et la ville où a eu lieu notre match, Swain, à la limite de la frontière de Tennessee (une petite heure de route de chez moi) où il fait très très chaud (un petit 40° à 17h) avec un soleil de plomb.
Même ici depuis très peu, je pense être en mesure de dire que, même si parfois ils ont des accents rigolos, le Sud EST (et non pas le Sud tout court) est un coin formidable des Etats-Unis, avec pas mal d'histoire (par rapport à d'autres coins, et surtout la Caroline du Nord, faisant partie des 13 Etats fondateurs) et des gens toujours accueillants, sans la moindre appréhension des étrangers (même aux cheveux rouges).
Alors oui, il y a des villes de Blancs. Juste de blancs. Je vis dans l'une d'entre elles. Le dernier afro américain que j'ai vu était à Atlanta, le jour de mon arrivée. Mais il faut prendre en compte l'histoire du coin, que je comprends bien mieux avec mes cours de US History, mais on sait à peu près tous que oui à la base c'était des méchants démocrates qui voulaient préserver l'esclavage et après ils ont fait la guerre et après ils ont tués des Indiens et puis après ils se sont mis des draps sur la tête pour faire les bad boys et ils ont encore tué des gens qui étaient gentils et puis au final ils se sont plus appelés démocrates parce-qu'on leur a piqué l'idée parce-que Lincoln est mort. Euuuh... Ou PRESQUE.

Dans tous les cas retenez que les gens du sud est sont des braves gens qui mangent du poulet et qui en ont marre de se déguiser en fantômes.